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"Il faut sauver l'hôpital public" : à Châteauroux, les soignants attendent de pied ferme le gouvernement

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Par , France Bleu Berry

Le "Ségur de la Santé" débute lundi 25 mai. Le ministre Olivier Véran réunit les partenaires sociaux pour établir des priorités pour l'hôpital. Le personnel réclame une revalorisation salariale et des effectifs plus larges.

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- © Maxppp - -

La crise sanitaire de l'épidémie de Covid-19 a été une nouvelle fois révélatrice des maux dont souffre l'hôpital public en France. Face à ce constat, le ministre de la Santé a promis des mesures d'ici l'été. Hausse des salaires et assouplissement des 35 heures, Olivier Véran a déjà fait des annonces. Il réunit à partir de ce lundi près de 300 personnes : des représentants des hôpitaux, mais aussi des Ehpad, des établissements médico-sociaux et de la médecine de ville.

Le gouvernement attendu au tournant

Le ministre et plus largement l'exécutif sont attendus au tournant par le personnel hospitalier, épuisé par dix semaines de lutte contre le coronavirus pour sauver des vies. "On demande de l'action, du concret. On ne veut plus d'applaudissements, ça fait chaud au cœur mais maintenant il faut arrêter les belles paroles. C'est bien pour endormir les enfants mais nous sommes des adultes et des professionnels aguerris", prévient Emmanuel Laibe, délégué Sud Santé à l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc. 

300 euros de plus par mois pour tout le personnel

La première revendication, c'est une revalorisation salariale. Une demande qui ne date pas d'hier. "On veut une augmentation de salaire de 300 euros par mois pour tous. Ça fait des années qu'on le demande", insiste Karine Jouhanneau, déléguée CGT au centre hospitalier de Châteauroux. La perspective d'un assouplissement des 35 heures l'inquiète. L'idée du gouvernement est de permettre au personnel qui le souhaite de faire plus d'heures, sans obligation. "Le personnel n'est pas aux 35 heures, il ne faut pas rêver. Quand on voit qu'ils n'ont qu'un jour de repos dans la semaine parfois, il faut arrêter de demander au personnel d'en faire plus", tranche Karine Jouhanneau.

Renforcer les effectifs, une priorité

Pour les syndicats, le gouvernement fait fausse route. Ce qui est nécessaire, c'est de renforcer les effectifs. "Avec cette crise, on s'est encore rendu compte qu'il n'y a pas assez de personnel. Il faut recréer de l'emploi, titulariser le personnel présent. L'hôpital public est à sauver et il faut lui donner les moyens", ajoute Karine Jouhanneau. Une demande appuyée par Emmanuel Laibe. "Arrêtons les fermetures intempestives de lits, arrêtons de ne pas remplacer les départs de professionnels de soins", explique le représentant du syndicat Sud Santé.

L'inquiétude des professionnels de santé, c'est que cette crise de l'épidémie de Covid-19 freine des vocations. Les conditions de travail du personnel ont été très dures. "Cette crise ne va pas fidéliser les gens. Les futures recrues ne vont jamais vouloir venir dans nos institutions, il ne faut pas rêver. Une carrière d'infirmière, c'est cinq ans. Qu'est-ce qu'on va faire après ? Il faudra demander à des bénévoles de venir ? C'est problématique", conclut Emmanuel Laibe.

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