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Santé – Sciences

Il n'y a jamais eu de salmonelle à la fromagerie d'Anjouin dans l'Indre

jeudi 28 juin 2018 à 20:21 - Mis à jour le vendredi 29 juin 2018 à 7:30 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry et France Bleu

INFO FRANCE BLEU BERRY. Les analyses menées ces deux dernières semaines à la fromagerie d'Anjouin dans l'Indre à la suite d'une suspicion aux salmonelles ont en fait révélé... un "faux positif".

Les analyses plus poussées ont finalement révélé la présence de... Citrobacter
Les analyses plus poussées ont finalement révélé la présence de... Citrobacter © Maxppp - Marlene Awaad

Anjouin, France

On s'en souvient : début juin plus de 30.000 Selles-sur-Cher, des fromages de chèvre au lait cru fabriqués par la fromagerie d'Anjouin (Indre) avaient dû être retirés des rayons en raison d'une suspicion de contamination aux salmonelles. Mais trois semaines après, les autorités sanitaires en ont le cœur net : il n'y a jamais eu de salmonelles dans l'entreprise. C'était en fait "un faux positif" et voici l'explication.

Premiers contrôles positifs

Le 7 juin, les premiers auto-contrôles réalisés en interne révèlent bien la présence de salmonelles, bactéries pouvant provoquer des symptômes semblables à ceux de la gastro-entérite. Principe de précaution oblige, les lots suspects sont retirés, la production de Selles-sur-Cher arrêtée et une batterie d'analyses est alors effectuée par les services de l'Etat. La tuyauterie, le matériel, les fermes des producteurs sont passés au peigne fin.

300 analyses plus poussées

En deux semaines (entre le 7 juin et le 21 juin) près de 300 analyses sont menées dans deux laboratoires extérieurs à la fromagerie, l'un à Orléans, l'autre à Clermont-Ferrand. Résultat.... c'était en fait un Citrobacter. Un germe naturel que l'on trouve dans le lait de manière non pathogène, qui ne provoque rien mais qui, par ces caractéristiques morphologiques, peut être confondu avec les salmonelles.

Reprise de la production dans les mêmes conditions

Entre temps, les quelques 30.000 fromages rappelés ont été détruits. La fromagerie, elle, a été autorisée à reprendre sa production il y a une semaine (le vendredi 22 juin) dans les mêmes conditions qu'avant la crise, sans contrôles renforcés. Car les mesures de sécurité ont été parfaitement respectés. Bien que "faussement positives", les premières analyses réalisées en interne avaient été faites selon les méthodes de référence baptisées AFNOR, les même méthodes utilisées par les services de l'Etat.

Réaction "soulagée" de la fromagerie

A la suite de cette crise, il y aura bien sûr un préjudice financier mais à ce stade la fromagerie n'est "pas capable de le mesurer". L'entreprise, qui se dit "soulagée que ça se termine comme ça" précise qu'à aucun moment la trentaine de salariés n'a été confrontée à une mesure de chômage technique.

Une crise comme ça, c'est forcément une épreuve"

"Je suis soulagé que ça se termine comme ça", indique l'un des responsables de la fromagerie. "Une crise comme ça dans une petite fromagerie c'est forcément une épreuve, on se demande ce qui se passe, si on a fait un erreur, on se remet en cause, très vite il faut prendre appui et tout le monde a fait preuve d'une grande solidarité, les services de la Préfecture, les clients, les laboratoires, les collaborateurs, tout le monde nous a aidé (...) mais ça risque d’arriver de plus en plus... comme les méthodes d'analyses sont de plus en plus pointues, elles détectent de plus en plus de choses", conclut ce responsable interrogé par France Bleu Berry.