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Santé – Sciences

Île-de-France : les services de pédiatrie manquent d'internes et redoutent une "crise sanitaire"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une vingtaine de chefs de service de pédiatrie des hôpitaux d'Île-de-France dénoncent la mauvaise répartition des internes. Sans ces étudiants en médecine, certains de ces services ne pourront pas assurer l'accueil des urgences pédiatriques 24H sur 24. Les médecins craignent une "crise sanitaire."

Enfant en service pédiatrie à l'hôpital (illustration)
Enfant en service pédiatrie à l'hôpital (illustration) © Radio France - Aurélie Lagain

Île-de-France, France

À l'approche des premières vagues d'épidémies hivernales chez les enfants, une vingtaine de chefs de service pédiatrique des hôpitaux d'Île-de-France tirent la sonnette d'alarme : certains services ne pourront pas assurer l'accueil des urgences 24H sur 24, à partir du 4 novembre. 

C'est la date à laquelle les internes, étudiants en médecine, entament leur stage pour le semestre d'hiver. Mais ils sont mal répartis dans l'ensemble des hôpitaux de la région. Selon ces chefs de service, l'Agence Régionale de Santé (ARS), en charge de la gestion des ouvertures de postes pour ces étudiants, a commis une erreur en ne tenant pas compte des besoins des hôpitaux de la grande couronne. La majorité des stages ont été ouverts à Paris et dans la petite couronne

La moitié des hôpitaux sans interne en pédiatrie

Presque la moitié des hôpitaux franciliens se retrouve même sans interne assurent ces médecins. Fontainebleau, Meaux, Melun ou encore Aulnay-sous-Bois par exemple. Or, ces étudiants se partagent les gardes et assurent une partie de l'accueil d'urgence. "Si on n'a pas les internes, on ne peut pas fonctionner, explique Arnaud Chalvon Demersay, chef du service de pédiatrie de l'hôpital de Marne-la-Vallée. On a déjà des gros problèmes d'effectif de médecins dans les services de pédiatrie franciliens et on n'a pas les effectifs pour remplacer les internes."

Cette situation fait craindre "un risque sanitaire majeure" aux chefs de services pédiatriques. "On rentre dans l'hiver. En pédiatrie, c'est la grande période des épidémies massives de bronchiolites et de gastro-entérites avec des afflux considérables aux urgences pédiatriques et on n'aura pas les personnels pour les faire fonctionner de façon correcte" poursuit Arnaud Chalvon Demersay. Entre 150 et 200 enfants passent dans son service le dimanche. 

Les internes vont devoir se déplacer

Face à "cette situation ubuesque", les chefs de service espèrent que l'ARS reparte de zéro et relance une procédure de choix de postes pour les internes. Selon Arnaud Chalvon Demersay, elle ne s'y risque pas par crainte que les étudiants saisissent le tribunal administratif. 

Didier Jaffre, directeur de l'offre de soins de l'ARS en Île-de-France explique qu'il serait illégal de demander aux étudiants de refaire leur choix : "L'Agence ne peut revoir les choix que s'il y a eu une rupture d'égalité entre les candidats. Or en l’occurrence, les choix se sont déroulés parfaitement" explique-t-il. 

On appelle à l'esprit de solidarité et d'engagement dans le service public de l'ensemble nos futurs docteurs. 

Pas de procédure face au tribunal donc, mais les internes devront malgré tout aller travailler dans des hôpitaux qu'ils n'ont pas choisi, plus éloignés de Paris. "Nous allons demander aux CHU et aux établissements de petites couronnes qui ont beaucoup d'internes de prêter secours et de faire en sorte que les internes puissent aller remplir des tours de garde dans ces services-là." Et de continuer : "On appelle à l'esprit de solidarité et d'engagement dans le service public de l'ensemble nos futurs docteurs, pour faire en sorte qu'on ne soit pas obligés de fermer des services et de contraindre des familles et des enfants à se déplacer dans un autre site." 

L'ARS prévoit de dédommager les internes qui accepteront de travailler dans d'autres établissements. Elle remboursera leurs frais de déplacements et envisage de les payer un peu plus. 

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