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Santé – Sciences

VIDÉO - Un Ehpad d'Illkirch accueille Juliet, un robot pour divertir les personnes âgées

La résidence de Niederbourg à Illkirch-Graffenstaden réaliste une expérimentation unique dans le Grand-Est : l'Ehpad accueille pour deux ans, au moins, un petit robot. L'objectif principal : compléter l'offre d'animation pour les résidents.

A Illkirch-Graffenstaden, un Ehpad accueille depuis mars 2019 Juliet, un robot pour divertir les personnes âgées
A Illkirch-Graffenstaden, un Ehpad accueille depuis mars 2019 Juliet, un robot pour divertir les personnes âgées © Radio France - Solène de Larquier

Illkirch-Graffenstaden, France

A Illkirch-Graffenstaden, un drôle de petit robot a pris ses quartiers dans une maison de retraite pour personnes dépendantes. Officiellement inaugurée et baptisée hier par les résidents de l'Ehpad de la Niederbourg, Juliet est arrivée en mars pour compléter l'offre d'animation, notamment dans les périodes creuses de la journée. Ce robot humanoïde est conçu en partie au Japon mais ses programmes ont été développés par une start-up nantaise pour répondre précisément aux besoins de la maison de retraite bas-rhinoise.

Installée dans le hall de la résidence, le robot cligne des yeux et s'anime. Juliet peut donner la météo, le menu ou le programme de la journée, les informations, montrer des vidéos des années 30 à 50, mais aussi animer un cours de gymnastique douce. Elle est haute comme trois pommes, pile à hauteur d'une personne en fauteuil roulant, ce qui est le cas de Margot, 90 ans. Ce qu'elle préfère chez le robot ? "Lorsqu'elle fait coach de gymnastique. Elle met les bras en avant, en l'air, elle fait comme à l'école, un, deux, trois, quatre, comme ça." décrit la résidente en joignant le geste à la parole même si ses jambes l'empêchent de faire les mouvements en entier.  

La résidente reconnaît malgré tout ne pas encore maîtriser très bien la tablette pour commander le robot. "Ils ont eu une petite formation, ça va venir" ajoute sa fille, Annie, qui lui rend régulièrement visite et a remarqué le changement depuis l'arrivée de Juliet : "Il y a des périodes où il n'y a pas d'animatrice, des moments creux souvent avant ou après les repas quand les résidents sont seuls en dehors de leur chambre et attendent. C'est un centre d'intérêt nouveau et comme la nouveauté les attire, ça leur plaît beaucoup. Et en plus _ça les mets un peu dans le XXIe siècle_, car ce n'est pas la génération geek", sourit Annie. 

Des premiers constats inattendus 

Et ce robot ne fait pas qu'animer les résidents : "Depuis son arrivée, en mars, on a une augmentation du nombre de visites des petits et arrières-petits enfants qui sont attirés par le robot..." constate avec plaisir le président de l'association qui gère la résidence Niederbourg, Jean-Claude Haller. Un autre constat a surpris l'équipe : "Des résidents qui ont des troubles cognitifs et n'ont plus beaucoup d'échanges construits avec autrui et donc n'étaient pas un public forcément visé. Mais ils apprécient beaucoup parce qu'il n'y a pas de freins : le robot ne juge pas et peut répéter plusieurs fois la même chose donc ils osent. Et comme le robot cligne des yeux et intéragit d'une certaine façon, ces résidents échangent parfois pendant une heure ou deux. Ce sont des personnes qui ont facilement des crises d'angoisse et ça les calme", souligne Corinne Schultz, adjointe à la direction de l'Ehpad.  

Cette expérimentation, unique dans le Grand-Est, doit durer deux ans avant d'étudier des possibilités de faire évoluer Juliet. Le coût du robot,  65 300 euros, est financé par le Conseil départemental du Bas-Rhin et un mécénat du Crédit mutuel.

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