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Santé – Sciences

Ils participent aux progrès de la recherche : des cancérologues dijonnais reviennent d’un congrès mondial à Chicago

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Par , France Bleu Bourgogne

9 membres du Centre Georges-François Leclerc de Dijon reviennent de Chicago où ils ont participé au grand congrès mondial de cancérologie de l'ASCO, la société américaine d'oncologie. Ils y ont présenté leurs travaux et collecté les dernières nouvelles sur la recherche.

Aux côtés du professeur Charles Coutant, à gauche, une partie de l'équipe qui est allée à Chicago
Aux côtés du professeur Charles Coutant, à gauche, une partie de l'équipe qui est allée à Chicago © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

La lutte contre le cancer progresse. 35.000 cancérologues réunis en congrès à Chicago, aux Etats-Unis, ont fait le point sur les dernières évolutions. Dont 9 représentants du centre Georges-François Leclerc de Dijon. Centre de référence en cancérologie pour l’ensemble de la Région Bourgogne-Franche-Comté, le CGFL consacre 10 millions d'euros par an à la recherche, soit 10% de son budget. Il vient de se doter d'une unité d'innovation et recherche en immunothérapie et phase précoce, placée sous l’autorité du professeur François Ghiringhelli, oncologue médical et directeur d’équipe Inserm.

Les bienfaits confirmés de l'immunothérapie

L’immunothérapie a été une vraie révolution dans la prise en charge du cancer. Ce traitement permet de stimuler les défenses immunitaires de l’organisme, et de lever les barrières que la tumeur met en œuvre pour bloquer ce processus. L’immunothérapie associée à la radiothérapie ou la chimiothérapie, permet de réels progrès. Le congrès mondial a été l’occasion de faire le point sur ses bienfaits par exemple dans le traitement du cancer du poumon non opérable. Utilisée en complément de la radio-chimiothérapie, l'immunothérapie avait débouché sur une réduction de 31% du risque de décès.

Une découverte sur le cancer du pancréas

Une autre découverte intéressante concerne cette fois le redoutable cancer du pancréas. Son diagnostic est souvent tardif, il n’est pas opérable dans 90% des cas. Il existe très peu de traitements efficaces. Il est traité par chimiothérapie, mais après ce traitement, qui comporte beaucoup d’effets secondaires, on ne sait pas quoi faire, d’où des rechutes.

Des chercheurs ont découvert que 10% des malades étaient porteurs d’une mutation génétique identique à celle qui prédispose au cancer du sein et des ovaires. Cette mutation est ciblée par des médicaments en comprimés. Il a donc été décidé de tester les effets de ces cachets sur des patients atteints du cancer du pancréas, avec des résultats encourageants, précise le professeur Ghiringhelli : « on a pu démontrer que ces traitements amélioraient la survie des malades et aussi très certainement leur qualité de vie, car cela permettait d’avoir un temps sans chimiothérapie, ce qui est très positif pour ces malades ».

Le centre Georges-François Leclerc en quelques chiffres

Le centre Georges François Lerclerc compte 835 salariés dont 128 médecins et 85 personnes dédiées à la recherche. Il dispose de 194 lits et propose des alternatives à l’hospitalisation, hôpital de jour, chirurgie ambulatoire, service d’hospitalisation à domicile. Il est classé 4e meilleur hôpital français pour la prise en charge des cancers du sein. Par ailleurs, un patient sur 4 qui y est soigné a accès aux dernières innovations. 

A ce propos, le professeur Charles Coutant, chirurgien et directeur général du CGFL, regrette un problème d’accès aux innovations en France : « avec les extensions d’ATU, autorisations temporaires d’utilisation, il y a des choses qui sont faites, mais c’est vrai que c’est très frustrant pour nous de savoir qu’un médicament est efficace, et que malheureusement on ne peut pas le prescrire, parce qu’il n’est pas remboursé dans cette indication. Le temps médian est de 18 mois, ce qui est quand même considérable ».