Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Immersion dans le service de réanimation de l'hôpital de Châteauroux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Berry

Après plus d'un an d'épidémie, le service de réanimation de l'hôpital de Châteauroux continue à faire face à l'afflux de patients. Ce mercredi, neuf des quinze lits du service étaient occupés par des patients atteints du Covid.

Michel Hira (tout à droite), chef du service et son équipe
Michel Hira (tout à droite), chef du service et son équipe © Radio France - Sarah Tuchscherer

Le service de réanimation de l'hôpital de Châteauroux compte trois unités de cinq lits chacune. Une simple feuille de papier A4 scotchée sur la porte, rappelant les consignes de sécurité, distingue les chambres des patients Covid des autres. Pour rendre visite à Menouer, il faut s'habiller : masque FFP2, lunettes de protection, blouse et sur-blouse, gants et charlotte. 

Après dix jours d'hôpital, ce salarié de Pyrex, âgé de 51 ans, commence tout juste à voir le bout du tunnel. Des lunettes à oxygène dans le nez pour l'aider à respirer, il raconte,: "ma femme a contracté le virus. On a tous été testés à la maison. Mes trois filles étaient négatives, moi positif. Les symptômes ont commencé deux jours après : frissons, très très forte fièvre. Jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir à la maison". Le quinquagénaire est d'abord admis aux urgences, puis, après une nouvelle dégradation de son état, en réanimation. Les larmes aux yeux, visiblement ébranlé par ce qu'il vient de traverser, il confie qu'il a eu peur de mourir et ne trouve plus les mots pour remercier les soignants, "des sur-humains", dit-il. 

Hospitalisé depuis une dizaine de jours, Menouer est très reconnaissant envers ses soignants, comme Valérie
Hospitalisé depuis une dizaine de jours, Menouer est très reconnaissant envers ses soignants, comme Valérie © Radio France - Sarah Tuchscherer

Ne pas baisser les bras malgré la fatigue

Parmi ces soignants il y a Valérie, qui travaille comme aide-soignante dans le service depuis 25 ans. Si la prise en charge des patients a évolué depuis le début de l'épidémie, le travail est toujours aussi intense selon elle, "ils sont moins intubés, donc plus demandeurs. Lorsqu'ils sont intubés, ils sont endormis. Là, ils sont tellement angoissés, ils ont tellement peur de la mort. Il faut rassurer. C'est éprouvant". Antonin, infirmier de 27 ans, confie lui aussi lutter contre la fatigue, "ce qui me fait tenir, c'est qu'il y a des patients dans les lits. Je me dis que si c'était mon père, ma mère ou un ami, j'aimerais qu'il y ait des gens pour les soigner. Il ne faut pas baisser les bras, malgré la fatigue"

Antonin, infirmier âgé de 27 ans, ne cache pas sa fatigue

Rester vigilants

Le message de tous les soignants est le même : il faut rester vigilant face à la maladie, continuer à respecter les gestes barrière, se faire vacciner quand on le peut. "Ce qui nous choque dans cette troisième vague," explique Michel Hira, le chef du service, "c'est qu'on a des gens qui n'étaient pas malades avant. Le dernier patient que j'ai perdu avait 52 ans. Il est arrivé hier après-midi, il est mort hier soir. Il n'avait aucune autre pathologie. On peut mourir brutalement du Covid"

D'après Michel Hira, environ 120 patients ont été admis en réanimation à Châteauroux depuis l'an dernier, près d'un sur trois n'a pas survécu.

Le docteur Hira met en garde : "l'épidémie est loin d'être finie"

L'une des trois unités du service de réanimation. Chacune compte cinq lits.
L'une des trois unités du service de réanimation. Chacune compte cinq lits. © Radio France - Sarah Tuchscherer

Immersion au service de réanimation de Châteauroux, le reportage de Sarah Tuchscherer

Choix de la station

À venir dansDanssecondess