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Santé - Sciences

Implants contraceptifs retrouvés dans des poumons : de nouvelles mesures pour réduire les risques

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Par , France Bleu

Dans un communiqué publié vendredi, l'Agence du médicament invite les femmes porteuses dans le bras d'un implant contraceptif Nexplanon, à vérifier régulièrement qu'il est bien en place. L'implant peut migrer dans les poumons. La formation des professionnels de santé doit également être amélioré.

Implants contraceptifs Nexplanon retrouvés dans les poumons : des mesures renforcées pour réduire le risque.
Implants contraceptifs Nexplanon retrouvés dans les poumons : des mesures renforcées pour réduire le risque. © AFP - VOISIN / PHANIE

Trois ans après une première alerte, l'Agence du médicament lance vendredi une nouvelle mise en garde sur la pose des implants contraceptif Nexplanon. Il y a un risque que l'implant migre dans les vaisseaux sanguins et vers les poumons. 200.000 Françaises sont concernées, particulièrement les jeunes de 20 à 24 ans. 

Certains cas peuvent nécessiter une intervention chirurgicale lourde

L'implant Nexplanon des laboratoires MSD est le seul implant contraceptif commercialisé en France. Il se présente sous la forme d'un petit bâtonnet, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre que l'on insère juste sous la peau vers l'intérieur du bras. 

Des fourmillements ou des troubles de la sensibilité dans la main peuvent apparaître car il y a un "risque de lésions neuro-vasculaires".

Plus grave, l'implant peut "migrer notamment dans l'artère pulmonaire". Cette migration est "potentiellement liée à une insertion profonde ou incorrecte " souligne l'agence sanitaire. C'est à dire que c'est la façon dont le médecin a posé l'implant qui est en cause, pas le dispositif lui-même. 

A ce jour, 30 cas ont été signalés à l'ANSM depuis mai 2001. Dans certains cas, une intervention chirurgicale lourde est nécessaire pour l'enlever.

Vérifier une à deux fois par mois la présence de l'implant

Prochainement une "carte patiente complémentaire à la notice" sera remis lors de la pose de l'implant pour inviter les femmes à "vérifier une à deux fois par mois la présence de l'implant et à contacter rapidement leur médecin ou leur sage-femme si elles ne le repèrent plus au toucher", indique l'Agence du médicament et des produits de santé (ANSM).

D'ici là, "toutes les femmes porteuses d'un implant contraceptif Nexplanon doivent _s'assurer par une palpation délicate qu'il est bien en place_" et consulter leur médecin dans le cas contraire.  

La formation des professionnels renforcée

Dans les prochaines semaines, une lettre sera adressée aux professionnels (médecins généralistes, sages-femmes et gynécologues) pour leur rappeler les risques liés à la pose de ces implants. Il est apparu que "ce risque restait peu connu des professionnels".

L'ANSM leur recommande vivement de privilégier la formation pratique avec des médecins expérimentés mise en place par le laboratoire MSD France, par rapport à la formation virtuelle en ligne.

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