Passer au contenu

Le média
de la vie locale

Publicité
Logo France Bleu

Indre : après les annonces d'Oliver Veran, le centre de vaccination de Buzançais se réorganise

Par

Face à la cinquième vague du coronavirus, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures ce jeudi 25 novembre dont la généralisation de la dose de rappel. Dans les prochaines semaines, les centres de vaccination vont devoir monter en puissance. À Buzançais (Indre), on s'organise en conséquence.

Le centre de vaccination de Buzançais va devoir redéménager d'ici la fin de l'année. Le centre de vaccination de Buzançais va devoir redéménager d'ici la fin de l'année.
Le centre de vaccination de Buzançais va devoir redéménager d'ici la fin de l'année. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Après les annonces du Ministre de la Santé Olivier Véran ce jeudi 25 novembre, comme bon nombre de centre de vaccination, celui de Buzançais dans l'Indre se réorganise. La dose de rappel est en effet étendue à tous les majeurs dès ce samedi, et elle sera nécessaire pour conserver son pass sanitaire après le 15 janvier prochain. Dans les prochaines semaines, il va falloir monter en puissance et retrousser ses manches du côté des professionnels de santé.  

Publicité
Logo France Bleu
loading

Le centre de vaccination de Buzançais se prépare

Pour l'instant, assise sur une chaise, derrière un paravent, c'est Renée, 90 ans, qui retrousse ses manches, "ouille, ça me fait mal là !" lance-t-elle en sursautant. Comme toutes les personnes de plus de 65 ans, elle est déjà éligible à la troisième dose, et elle ne s'est même pas posée la question. "j'ai pas envie de mourir toute de suite !" explique Renée dans un éclat de rire, elle poursuit, plus sérieusement : "il y a quand même des gens qui viennent des fois nous voir et il n'y a pas de raison qu'on les contamine !". 

Alain Chauvin fait partie de la petite dizaine d'infirmiers qui officient dans le centre de vaccination de Buzançais.
Alain Chauvin fait partie de la petite dizaine d'infirmiers qui officient dans le centre de vaccination de Buzançais. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

La seringue à la main, Alain Chauvin fait partie de la petite dizaine d'infirmiers qui officient dans le centre de vaccination de Buzançais. Même si il garde le sourire et plaisante avec Renée, la fatigue se fait sentir. "On revient au centre de vaccination pour faire les vaccinations sur nos jours de repos, parce que l'on exerce aussi notre profession à la maison médicale à côté. Même si on est fatigué, c'est un bien nécessaire de s'investir pour pouvoir protéger toute notre population" explique-t-il en soulignant, aussi, la bonne ambiance qui règne dans le lieu. 

Est-il prêt pour les semaines à venir ? Oui, et la question ne se pose pas assure-t-il. D'ailleurs, depuis le discours d'Emmanuel Macron au début du mois, la vaccination repart de plus belle chez les plus âgés. 

Une montée en puissance à partir de fin décembre

À partir de ce samedi 27 novembre, la dose de rappel est ouverte à toutes les personnes de plus 18 ans ayant reçu leur vaccin il y a moins de cinq mois. Un rappel qui est nécessaire pour conserver son pass sanitaire à partir du 15 janvier 2022. En effet, à cette date, toutes les personnes ayant été vaccinées (première et deuxième doses) il y a plus de sept mois et n'ayant pas reçu leur rappel verront leur pass sanitaire désactivé. L'annonce a été faite en début d'après-midi ce jeudi, par le ministre de la Santé Olivier Véran.

Immédiatement, les plateformes de rendez-vous ont été prises d'assaut. Tom, qui est employé par la mairie pour aider à gérer le centre, l'a constaté : "Sur doctolib, les rendez-vous sur internet, j'avais ouvert 50 nouveaux créneaux pour le 8 décembre prochain, ils sont partis entre midi et 14 heures". 

Pour faire face à cette nouvelle vague de vaccination, le centre va se réorganiser avec un nouveau déménagement. Exit la petite salle près de la Poste, occupée depuis fin octobre, le centre devrait normalement retourner dans la salle des fêtes à compter de Noël. "On est actuellement à une journée et demi de vaccination par semaine. A compter de fin décembre, on va passer à quatre demi-journées par semaines" explique le Dr Thierry Venier qui le gère. À plein régime, le centre devrait ainsi pouvoir réaliser jusqu'à 800 injections chaque semaine.

Les mesures annoncées ce jeudi 25 novembre pour lutter contre la cinquième vague de l'épidémie en France.
Les mesures annoncées ce jeudi 25 novembre pour lutter contre la cinquième vague de l'épidémie en France. © Visactu - Visa Actu

Vacciner des millions de français d'ici le 15 janvier : un défi logistique et humain

Il reste tout de même réservé sur les annonces du gouvernement. "Notre ministre nous annonce qu'il faut vacciner 16 millions de personnes au 15 janvier, c'est complètement délirant, on ne sait pas comment on va faire !". La théorie, c'est bien, mais en pratique, beaucoup de centres comme celui de Buzançais avaient réduit la voilure ces dernières semaines et avaient notamment déménagé dans des locaux de plus petites tailles. Il va y avoir un problème de place selon le Dr Venier, car pour assurer la sécurité sanitaire de tous, il va falloir de nouveau trouver de grands locaux : "Le problème c'est qu'actuellement il y a beaucoup de centres qui étaient dans des salles des fêtes, soit dans des gymnases, que les gymnases ont été remis aux enfants et que ce serait embêtant, surtout en plein hiver, de les priver de leurs gymnases " explique-t-il. Un problème de place d'autant plus important dans les petits communes et dans le milieu rural.

Le Dr Venier a d'ores et déjà réorganisé le centre de vaccination de Buzançais pour faire face à la nouvelle vague de vaccination.
Le Dr Venier a d'ores et déjà réorganisé le centre de vaccination de Buzançais pour faire face à la nouvelle vague de vaccination. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Outre le problème logistique, il y a un problème humain, nombre de personnels soignants sont fatigués, épuisés car sur le front depuis presque deux ans. Si Buzançais peut compter sur une solide équipe de médecins, notamment retraités, et d'infirmiers, ce ne sera peut-être pas le cas partout s'inquiète-t-il : " Il y a certains centres qui tournent avec des bénévoles, il va falloir que les bénévoles tiennent le coup et puis il y a certains centres qui ont perdu en médecin généralistes et qui sont en déficit".  

loading

Evolution du taux d'incidence dans l'Indre et le Berry

Selon les données fournies par Santé Publique France, en semaine glissante, le taux d'incidence continue de croître fortement dans les deux départements berrichons. Entre le lundi 15 et le dimanche 21 novembre, il était de 126 cas pour 100.000 habitants dans l'Indre, et le 184 cas dans le Cher. Le taux moyen d'incidence régional était de 154 cas pour 100.000 habitants. Le taux de positivité régionale (nombre de tests positifs sur 100 réalisés) étaient de 5,4% selon l'Agence régionale de Santé du Centre-Val de Loire.

loading

Ma France : s'adapter au coût de la vie

Vous constatez l'augmentation constante des prix et la diminution de votre pouvoir d'achat ? Vous avez trouvé des astuces, des bons plans, vous avez changé certaines de vos habitudes pour vous adapter à l'inflation ? Réparation, covoiturage, location, échanges de services... France Bleu, en partenariat avec Make.org , vous invite à partager vos idées originales et solutions concrètes du quotidien, et à donner votre avis sur celles d'autres citoyens. Trouvons ensemble les moyens de faire face à la vie chère !

Publicité
Logo France Bleu