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"Il faut déjà parler de la suite" : ce que prévoit l'hôpital de Châteauroux pour "l'après-Covid"

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Dès ce lundi, l'hôpital de Châteauroux lance son plan "post-Covid", pour assurer la prise en charge, mais aussi le suivi des malades sur le long-terme.

CHU de Châteauroux CHU de Châteauroux
CHU de Châteauroux © Radio France - Manon Klein

C'est le résultat de plus de deux semaines de réflexion entre l'ARS, les dirigeants et les chefs de service de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc. Ce lundi, le centre hospitalier lance son plan pour "l'après-Covid" : alors que la France s'apprête à redémarrer et que les hôpitaux semblent avoir passé la "vague" tant redoutée, il faut bien se dire que le virus ne va pas disparaître du jour au lendemain. En conséquence, les services de soins doivent s'adapter pour prendre en charge le Covid de manière pérenne.

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L'accueil des malades positifs continue

"On oublie pas, évidemment, que le Covid continue", précise le docteur Xavier Roy, chef de services des soins de suite et de rééducation (SSR), qui a participé à l'élaboration de ce projet. "Les patients Covid continueront à arriver régulièrement, soit de l’extérieur soit des Ehpad, même s'ils sont moins nombreux." En conséquence, l'accueil séparé aux urgences et l'unité Covid restent en place. "Par contre, il faut déjà parler du "post-Covid" : comme nous avons des patients qui sortent de réanimation, et environ 40 patients que nous avons envoyé dans les cliniques de Tours, stables mais qui avaient besoin d'hospitalisation sous oxygène, et qui reviennent dans l'Indre : il va falloir s’occuper d’eux.

Un service dédié aux malades en cours de guérison

Pour prendre en charge ces malades sortis de la phase critique de la maladie, l'hôpital a donc décidé de leur réserver, dès ce lundi, une partie du service de SSR (soins de suite et de rééducation) de Châteauroux : "c'est le seul endroit dans l'Indre spécialisé dans la réhabilitation respiratoire", précise Xavier Roy qui copilote cette unité avec la chef de service pneumologie Florence Lamotte. 

"Dans un premier temps, nous allons libérer 15 lits d'hospitalisation sur les 60 disponibles pour les patients âgés sortis de réanimation, mais encore extrêmement fatigués. Ces 15 lits pourront s’étendre à 30, si besoin." 15 autres lits sont réservés à l'accueil de jour, pour les patients revenus de Tours notamment, plus jeunes (entre 25 et 65 ans), qui ont pu rentrer à leur domicile mais qui ont encore besoin de soins. "Nous avons recontacté tous ces patients pour savoir s'ils souhaitaient une prise en charge supplémentaire. Nous nous sommes aperçus qu'ils avaient effectivement encore besoin d'oxygène, de kiné, de soins pulmonaires."

Ces patients pourront venir quotidiennement dans le service de SSR, deux à trois heures par jour, "pour bénéficier de bilans spécifiques, d'une prise en charge kiné et médico-sportive, de sophrologie, etc.", détaille Xavier Roy.

Un travail essentiel pour aller au bout de la guérison

Il est en effet essentiel de poursuivre les soins des malades sortis de la phase la plus grave de la maladie. "Parce que l'on sait que le Covid laisse des séquelles pulmonaires importantes, et qu’il faudra un gros travail pour essayer de réparer cela, et que les poumons redeviennent ce qu’ils étaient avant l’infection." Des soins qui pourront prendre plusieurs semaines, voir plusieurs mois suivant les patients. Le dispositif d'accueil au sein des soins de suite et de rééducation semble donc parti pour durer.

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