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Santé – Sciences

Job d'été : l'aide à la personne peine à recruter en Indre-et-Loire

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Par , France Bleu Touraine

Devenir auxiliaire de vie le temps des vacances scolaires. Un choix que peu d'étudiants font, pourtant le secteur est en pénurie : 700 postes sont à pourvoir en Indre-et-Loire.

Ninon intervient pendant l'été chez Maxime, 99 ans, dans son fauteuil roulant.
Ninon intervient pendant l'été chez Maxime, 99 ans, dans son fauteuil roulant. © Radio France - Julien Penot

Indre-et-Loire, France

En job d'été, beaucoup deviennent serveurs, d'autres manutentionnaires, Ninon, elle, est depuis début mai auxiliaire de vie. Et sa candidature n'est pas de trop : 700 postes sont à pourvoir dès maintenant en Indre-et-Loire. Passer de maison en maison pour consacrer une demi-heure à une personnes âgées, l'aider à manger, se laver et se coucher. Une profession qui attire peu. 

Aide à la personne : peu de candidats chez les étudiants

Même si Ninon a réussi à convaincre l'une de ses amies à la rejoindre, peu d'étudiants choisissent l'aide à la personne pour financer leurs vacances. D'ailleurs les associations multiplient les petites annonces pour avoir des candidats. Et les rares qui se présentes doivent montrer une grande détermination. "J'ai fait plein de petits jobs et je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose qui me plaise. C'est aussi de l'humain, on est là pour leur donner du punch", répond Ninon quand on l'interroge sur son choix. 

Ninon justifie son choix : pourquoi faire auxiliaire de vie comme job d'été ?

Payée autour de 1 400 euros brut par mois, Ninon ne compte pas ses heures. Un rythme qu'elle ne pourrait pas tenir sur le long terme : "Je fais ça trois mois dans l'année, je pourrais pas faire ça tout le temps, ça joue sur le mental, sur l'envie". 

C'est aussi de l'humain, on est là pour leur donner du punch" - Ninon, 21 ans, auxiliaire de vie pendant l'été 

"On a fait beaucoup de "job dating", des spots radios, des annonces, des affiches partout", constate Laure Blanc, présidente de l'Association d'aide à domicile en milieu raral (ADMR). Elle regrette que la profession ait une si mauvaise image : "C'est un métier très valorisant, cela permet de voir qui a  besoin de nous, la relation à la personne âgée".

Une présence indispensable

Ninon, étudiante en biologie, prépare le repas pour Jeanine - Radio France
Ninon, étudiante en biologie, prépare le repas pour Jeanine © Radio France - Julien Penot

En une journée, l'étudiante en biologie réalise quatre visites de 17 h 30 à 20 h 30. Un petit marathon durant lequel elle doit s'adapter à différents profils, plus ou moins dépendants. Des relations inter-générationnelles qui ne sont pas toujours cordiales. "Vous avez descendu que cela à manger ?! C'est vraiment se moquer de la tête des gens", tacle Emile, l'un de ses patients lorsqu'elle lui prépare à manger. Mais la jeune fille reste lucide sur ce genre d'interaction : "C'est souvent chez des personnes qui ne sentent pas bien, et qui doivent relancer sur quelqu'un d'autre. Les gens ne sont pas foncièrement méchants, ils savent qu'on est là pour les aider". 

C'est indispensable toute façon, sans cela, ça serait la maison de retraite - Alain, fils d'un des patients 

Une fois le carnet d'observation rempli, Ninon reprend le volant. Maxime, 99 ans, l'attend dans son fauteuil roulant. "On débarque en trombe !", lance l'auxiliaire de vie devant l'ancien agriculteur. Son fils Alain habite à quelques mètres mais il est difficile pour lui de s'occuper seul de son père  : "C'est indispensable toute façon, sans cela, ça serait la maison de retraite, il n'y aurait pas le choix autrement". Une fois le repas servi, Ninon prépare Maxime au couché. Le lendemain, c'est une autre auxiliaire de vie qui prendra le relais. 

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