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Indre-et-Loire : la crise sanitaire a aussi fait chuter le nombre de greffes au CHRU de Tours

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Par , France Bleu Touraine

C'est une conséquence de la crise sanitaire. En 2020, le nombre de greffes a baissé de 20% au CHRU de Tours. En ce début 2021, c'est le nombre de prélèvements qui a chuté. France Bleu Touraine fait le point à l'occasion de cette Journée nationale de réflexion sur le don et la greffe d'organes.

Le CHRU de Tours a réalisé 227 greffes d'organes l'an dernier, 20% de moins qu'en temps normal
Le CHRU de Tours a réalisé 227 greffes d'organes l'an dernier, 20% de moins qu'en temps normal © Maxppp - Vanessa MEYER / Maxppp

Le CHRU de Tours a réalisé l'an dernier 227 greffes d'organes. Un chiffre que l'on vous communique ce mardi à l'occasion de cette Journée nationale de réflexion sur le don et la greffe d'organes. Un chiffre qui peut paraître important mais qui est pourtant en baisse de 20% à Tours. La chute est de 25% au niveau national. 

Des accès aux services de réanimation difficiles, des prélèvements et des greffes moins nombreux

Le docteur Jean-Christophe Venhard parle d'une baisse logique. Les accès aux services de réanimation ayant été impactés dès le premier confinement, les prélèvements ont été moins nombreux, les greffes également. Conséquence, les transplantations rénales ont été suspendues pendant deux mois, dès mars 2020, rappelle le président de la commission prélèvement greffe du CHRU de Tours. "Il ne faut pas oublier qu'un malade greffé est un malade immunodéprimé. Cette greffe rénale a été suspendue pour une raison simple. C'est la seule greffe qui peut être repoussée grâce à l'hémodialyse qui est un traitement de suppléance. C'est beaucoup moins vrai pour les pathologies avec des urgences plus importantes comme le cœur, le poumon, le foie".

Une troisième vague de Covid qui a eu l'impact le plus important sur les prélèvements

Ce qui fait qu'à Tours, 120 transplantations rénales ont eu lieu l'an dernier, au lieu de 150 habituellement. Pour autant, Jean-Christophe Venhard estime que la situation a été contenue en 2020. Ce qui n'est pas le cas de ce début 2021, avec une troisième vague qui a eu un gros impact sur les prélèvements. "Nous, on a été très très impacté localement. Sur février, mars, avril, on a été très très impacté sur l'activité de prélèvement parce que nos services de réanimation étaient complètement saturés". Les prélèvements d'organes seraient ainsi en baisse de 15 à 20% à Tours depuis le début de l'année. Mais selon lui, l'activité est redevenue quasiment normale depuis le début du mois. 

Jean-Christophe Venhard rappelle par ailleurs l'importance de parler du don d'organes à ses proches et d'officialiser sa position, car même si l'on est présumé donneur, l'équipe médicale tiendra toujours compte de l'avis de la famille, et de ses éventuelles oppositions, avant de prélever.

On estime qu'en France, il y a près de 20 000 malades en attente de greffe, tous organes confondus.

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