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Indre-et-Loire : le risque d'allergie au pollen très élevé cette année

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Par , France Bleu Touraine

Le risque allergique lié aux pollens est considéré comme très élevé en Indre-et-Loire. En cause, les conditions météo. Les symptômes habituels, nez qui coule ou encore conjonctive, peuvent donc être décuplés.

Les pollens de graminées sont particulièrement virulents cette année
Les pollens de graminées sont particulièrement virulents cette année © Maxppp - Christelle Gaujard / Maxppp

C’est quelque chose dont on vous parle chaque année à la même époque, mais qui cette fois est particulièrement violent, l’allergie au pollen est de retour, puissance 10.

Le risque allergique lié aux pollens est élevé voire très élevé sur la quasi-totalité du territoire, selon la carte publiée par le Réseau national de surveillance aérobiologique vendredi dernier. Chez nous en Indre-et-Loire, il est ainsi qualifié de très élevé pour ce qui concerne les pollens de graminées. 

En cause, la conjonction d’un hiver pluvieux et d’un printemps chaud et sec, avec en plus un vent soutenu. Résultat, une saison pollinique qui a commencé assez tôt et des pollens de graminées particulièrement virulents cette année. 

Un confinement qui n'a finalement rien changé

Marie- Pierre Rinn est la présidente de l’association Asthme et Allergies 37. Elle-même est allergique au pollen et elle voit bien que cette année n’est pas comme les autres. "Cette année ça joue beaucoup plus sur mon asthme. Dès que je sors, ça me gêne plus sur le plan respiratoire, une envie de tousser, alors que d'habitude la gêne est plus ORL que sur les poumons". 

Et contrairement à ce qu'on aurait pu penser, le confinement n'a pas joué en faveur des allergiques. "Il y a eu moins de pollution, donc on aurait pu penser, étant donné que la pollution changeant la molécule des pollens et les rendant très allergisants, qu'on aurait eu moins d'allergies. Mais il a fait si beau que les pollens se sont multipliés et on a aussi eu énormément de vent en permanence, ce qui fait que ça a charrié beaucoup de pollens". 

En 2050, un Français sur 2 pourrait être allergique

On estime qu’en France, un habitant sur 3 est allergique, quelque soit la nature de l’allergie. En 2050, la moitié de la population pourrait même l’être. Et les symptômes ne sont pas anodins. D’où l’intérêt pour Marie-Pierre Rinn de se faire dépister, et soigner. "Ces symptômes d'allergie vont aussi gêner le sommeil la nuit, avec le nez qui coule, ou le nez bouché, le sommeil est perturbé, au réveil on est fatigué. Ces gênes vont augmenter en permanence, la qualité de vie est moindre, donc il est important de se faire dépister". 

Des simples allergies ORL peuvent devenir des problèmes pour les poumons - Asso Asthme et Allergies 37

Car les conséquences peuvent être encore plus importantes. "Si on a des symptômes ORL, nez, gorge, c'est quand même aussi la porte ouverte au poumon. Donc c'est comme ça que des fois des simples allergies ORL peuvent devenir des problèmes pour les poumons, on peut avoir des symptômes d'asthme". 

Plus il fait beau, plus il y a du vent, plus les pollens s'accumulent dans l'atmosphère - Un pneumologue tourangeau

Le docteur Jean-Philippe Maffre est pneumologue à Tours, également intervenant à l’Espace du souffle. Lui a bien constaté que l’allergie au pollen était beaucoup plus virulente cette année, avec des symptômes décuplés (nez qui pique, qui coule comme un robinet, sensation de démangeaisons dans le palais, conjonctivite). "Plus il fait beau, plus il y a du vent, plus les pollens s'accumulent dans l'atmosphère, plus la réaction s'ajoute à celle de la veille et c'est un effet d'empilement qui fait déborder le vase". 

Tous les professionnels recommandent ainsi de se faire dépister pour se faire soigner, ne serait-ce que lors d’une visite chez son médecin généraliste.

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