Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Indre : le secteur des aides à domicile manque de bras

-
Par , France Bleu Berry

Le secteur des aides à domicile a du mal a recruter. C'est un métier qui peut parfois être difficile, avec des horaires chargés et un salaire assez faible, mais de plus en plus de personnes en auront besoin dans les prochaines années. Le réseau ADMR veut mettre en lumière ce métier "humain".

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - GAETAN BALLY/KEYSTONE/MAXPPP

Les aides à domicile, grandes oubliées de la crise du Covid-19 ? C'est ce que ressentent de nombreuses professionnels du soin à domicile (le métier est exercé par 97% de femmes), malgré l'annonce d'une prime pour récompenser leur engagement tout au long de la crise sanitaire. Pour beaucoup, c'est déjà un pas mais ce n'est pas suffisant

Emmanuel Macron a promis que la question de la rémunération et de la reconnaissance des aides à domicile serait abordée dans la future loi "Autonomie". Car le secteur a du mal à recruter. Dans l'Indre, environ 200 personnes travaillent pour l'ADMR, réseau qui regroupe six associations d'aides à domicile. 

C'est un travail qui commence tôt le matin, qui termine tard le soir. Beaucoup d'humain et de fatigue, mais c'est un beau métier dans l'aide à l'autre 

Le métier est très divers. "La toilette, le ménage, les courses, la préparation des repas, la stimulation des gens en fonction de leur handicap", raconte Catherine, qui exerce ce métier depuis une bonne dizaine d'années. Ce qui lui plaît particulièrement dans son travail, c'est le lien qui se créé au fil des années avec les gens qu'elle accompagne. "Je vais souvent voir les mêmes familles, donc j'ai mes habitudes, les gens me connaissent, ils me font confiance", se réjouit-elle.

Et sa présence est rassurante pour certaines personnes dépendantes, qui ont pris l'habitude de la voir. Par exemple, Catherine vient faire le ménage chaque mercredi matin, pendant trois heures, à Saint-Maur. Elle échange avec Monique, qui souffre d’Alzheimer, l'accompagne et la stimule. 

Pour Jacky, son mari, c'est un soulagement, car il faut surveiller et s'occuper de son épouse en permanence. "Il y a des jours où c'est très lourd", confie-t-il. Alors la venue régulière d'aides à domicile lui permet de souffler un peu, de penser un peu à autre chose. "Ça m'aide beaucoup, c'est un soulagement. Ça me permet parfois d'aller voir un copain, d'aller faire des courses, ou d'aller voir ma fille", explique-t-il.

Des professionnels fatigués et des difficultés à recruter

"C'est un travail qui commence tôt le matin, qui termine tard le soir. Beaucoup d'humain et de fatigue, mais c'est un beau métier dans l'aide à l'autre. Il faut prendre le temps d'écouter la personne, d'échanger si elle en a envie, ça fait aussi partie de ce métier-là. Et puis, au-delà de la personne aidée, on vient soutenir des familles, des enfants, des maris, des femmes", explique Anthéa Villin, directrice de l'ADMR de l'Indre. "La difficulté aujourd'hui, c'est qu'on a du mal à recruter des personnes qui ont envie de venir dans ce métier"

"Il y a aussi beaucoup de fatigue chez les professionnels, le Covid-19 n'a pas aidé. Il y a un manque de reconnaissance, les conditions de travail sont compliquées et avec de tout petits salaires. Aujourd'hui, les grilles salariales peuvent être pendant plsuieurs années sous le SMIC", poursuit-elle. Et pourtant, "dans les années à venir, l'aide à domicile va se développer, car il y a une volonté des personnes âgées et des familles de rester le plus longtemps possible au domicile. Donc il faut qu'on ait des intervenants pour assurer ces missions"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess