Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid-19 : 50% de variant anglais dans les eaux usées en Ile-de-France

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

C'est une info France Bleu Paris : la proportion de variant anglais dans les eaux usées d'Ile-de-France atteint aujourd'hui 50% des coronavirus. Cette donnée, scrutée depuis le début de l'épidémie de Covid-19, montre que la situation épidémique ne devrait pas s'améliorer dans les jours à venir.

Aqueduc de la Vanne, Eau de Paris
Aqueduc de la Vanne, Eau de Paris © Radio France - Héloïse Erignac

Pour surveiller la présence du Covid-19 et sa circulation, les autorités disposent de nombreux outils, notamment les tests antigéniques et PCR. Mais la surveillance des eaux usées dans les stations d'épuration est aussi une donnée importante. Opérée par le réseau Obépine (observatoire qui réunit des chercheurs pour traquer le virus dans les eaux usées partout en France), elle montre aujourd'hui une augmentation de la présence du variant britannique dans les eaux usées d'Ile-de-France.

50% de variant britannique dans nos eaux usées

"Nous mesurons ce variant depuis début janvier", explique Laurent Moulin, responsable Recherche et développement au laboratoire d'Eau de Paris, "et nous observons une hausse continue de sa présence dans les eaux usées d'Ile-de-France. Aujourd'hui, nous atteignons 50% de variant anglais (ndlr : parmi les coronavirus) sur l'ensemble du territoire francilien, sans différence notable selon les zones". Une proportion qui augmente régulièrement mais sans avoir explosé, précise Laurent Moulin.

Le chercheur explique qu'une méthode a été mise au point pour détecter ces variants : "nous suivons des mutations liées au variant, en l'occurrence une mutation très spécifique au variant britannique. Et on voit que la proportion de cette mutation augmente régulièrement depuis deux mois". Avoir 50% de variant anglais dans les eaux usées ne veut pas dire qu'une personne sur deux est infectée par le variant, mais cela donne "une tendance, une idée de l'évolution de l'épidémie", tempère Laurent Moulin.

Le nombre de malades continue d'augmenter

L'analyse des eaux usées permet d'avoir un peu d'avance sur les données des tests, car les gens qui excrètent du virus par leurs selles le font avant d'avoir des symptômes. "Cela ne nous permet pas de prédire ce qui va se passer", nuance Laurent Moulin "mais au vu de nos analyses, on sait que les chiffres de contaminations ne vont pas baisser dans les prochains jours".

Autrement dit, il ne faut pas s'attendre à une amélioration sur le front de l'épidémie. "Nous observons une augmentation de la concentration en génome de Sars-Cov2 depuis une dizaine de jours. Cela veut dire que le nombre de gens probablement infectés est plus important que ceux qui ne le sont plus. Nous sommes donc sur une dynamique d'augmentation du nombre de gens malades".

Laurent Moulin cherche aussi à mesurer les autres variants, brésilien et sud-africain. Mais cette méthode dite méta-génomique qui consiste à séquencer tous les "bouts de virus" retrouvés dans les eaux usées est plus complexe et plus longue. Les premiers résultats devraient être connus en début de semaine prochaine.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess