Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

INFOGRAPHIES - Réanimation, vaccin, mesures : ce qu'il faut savoir avant l'allocution d'Emmanuel Macron

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Un nouveau conseil de défense sanitaire se réunit ce mercredi avant une allocution d'Emmanuel Macron à 20h. Les chiffres de l'épidémie ne sont pas bons. De nouvelles restrictions doivent être annoncées, notamment dans les écoles où la situation s'aggrave.

L'Hôpital Georges-Pompidou à Paris, submergé par les cas de Covid-19.
L'Hôpital Georges-Pompidou à Paris, submergé par les cas de Covid-19. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN

Situation alarmante dans les services de réanimation, nombre de cas en hausse, contaminations à l'école : c'est un sombre tableau qui se dresse devant l'exécutif. Alors qu'Emmanuel Macron s'exprimera ce mercredi à 20h, un énième conseil de défense sanitaire se tient ce matin à l'Elysée. "Les mesures prises il y a dix jours pourraient commencer à montrer des effets dans les tout prochains jours, ou pas, nous le verrons dans les 24-48 heures vraisemblablement", a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran mardi à l'Assemblée nationale. "Si besoin était, nous prendrions d'autres mesures pour toujours protéger les Français", a-t-il ajouté.

Le point sur les chiffres de l'épidémie et leur évolution

Le pic de la deuxième vague dépassé ce lundi et celui de la première qui se rapproche : telle est la situation dans les services de réanimation en France. D'après les derniers chiffres publiés par Santé publique France, 5.072 personnes étaient en réanimation ce mardi. Le pic d'il y a un an était de 7.019. Depuis le début de l'année, le nombre de personnes admises dans ces services ne cesse d'augmenter. 

La pression hospitalière est telle en Ile-de-France que les médecins de l'AP-HP (hôpitaux de Paris) s'inquiètent dans deux tribunes publiées dans le Journal du dimanche et Le Monde de devoir sélectionner les patients qui pourront bénéficier d'un lit en réanimation. "Nous ne laisserons pas saturer les hôpitaux, nous ne laisserons pas les médecins devoir trier des malades", a renchéri Olivier Véran. "C'est déjà le cas", a toutefois jugé sur France Inter le Pr Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon, à Paris. "Le patient qui devait se trouver en réanimation se trouve en unité de soins intensif (...) et ceux qui devraient être en unité de soins intensifs se retrouvent dans une autre salle armée spécialement pour", a-t-il développé. Le ministère de la Santé précise que "la montée en charge des capacités se poursuit dans toutes les régions".

Dans une réunion de crise, les experts de l'AP-HP ont estimé que le nombre de patients en réanimation pourrait dépasser le pic de la première vague si un confinement strict n'est pas décidé avant le 1er avril.

Mardi, 337 nouveaux décès ont été enregistrés dans les hôpitaux, portant le bilan total à 95.364 morts, preuve que les effets de la vaccination sont encore limités

Depuis le début du mois de mars, le nombre de nouveaux cas quotidien est en augmentation.

Enfin, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de cas positifs pour 100.000 habitants, s'aggrave dans de nombreux territoires. Le seuil d'alerte maximale fixé par les autorités sanitaires à 250 était dépassé vendredi dans 60 départements, contre seulement 23 le 10 mars.

Le point sur la vaccination et ses livraisons

La vaccination aujourd'hui

A ce jour, quatre vaccin sont autorisés en France : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca (qui a changé de nom pour s'appeler Vaxzevria) et dernièrement Johnson & Johnson. Depuis le 26 décembre, 8.259.656 personnes ont reçu au moins une première injection de vaccin, soit 12,3 % de la population française. Parmi elles, 2.797.060 personnes ont reçu la seconde dose.

 Les chiffres clés de l'épidémie en France au 30 mars 2021.
Les chiffres clés de l'épidémie en France au 30 mars 2021. © Visactu

Les doses à venir

"Près de trois millions de doses" de vaccins vont arriver en France ce semaine, a indiqué samedi sur Europe 1 la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher. "Cela nous permet de confirmer l'objectif de 30 millions de Français vaccinés à la fin du mois de juin", a-t-elle ajouté. Par ailleurs, la France va récupérer au moins deux millions de doses du vaccin AstraZeneca découvertes stockés en Italie.

Enfin, le laboratoire américain Johnson & Johnson a annoncé ce lundi effectuer lespremières livraisons de son vaccin à l'Europe à partir du 19 avril. L'UE, qui a passé une commande de 200 millions de doses devrait recevoir au deuxième trimestre quelque 55 millions de doses, avait expliqué mi-mars Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

Le point sur les restrictions sanitaires

Les restrictions actuelles

Aujourd'hui, un couvre-feu s'applique sur la totalité du territoire métropolitain entre 19 et 6 heures. Durant ce laps de temps, les sorties sont limitées et conditionnées à la présentation d'une attestation de déplacement en cas de contrôle. En outre, 19 départements sont soumis à des restrictions de déplacement supplémentaires en journée afin d'essayer d'endiguer la propagation du virus. Les commerces dits "non-essentiels" y sont fermés. L'exécutif s'oppose au terme de "reconfinement", lui préférant le nouveau slogan "Dedans avec les miens, dehors en citoyen". 24 départements sont par ailleurs placés en vigilance renforcée et l'évolution des chiffres y est minutieusement étudiée.

Les cartes des taux d'incidence et des taux d'occupation des lits en réanimation, dans les départements.
Les cartes des taux d'incidence et des taux d'occupation des lits en réanimation, dans les départements. © Visactu

Les pistes qui existent

Face à l'aggravation de la situation dans la majorité des départements, de nouvelles mesures sont envisagées. Parmi elles figure le confinement généralisé, comme lors des premières et deuxièmes vagues.

Dans ce cadre-là, la question de la fermeture des écoles est débattue de part et d'autre depuis plusieurs semaines. Elle est vue comme "un dernier recours" par Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale. Un dernier recours qui se rapproche indéniablement quand on observe les chiffres puisque le nombre de cas explose chez les moins de 15 ans

Face à cela, le gouvernement a pris de nouvelles mesures dans les 19 départements reconfinés : imposer la demi-jauge dans tous les lycées et fermer une classe dès le premier cas positif détecté, dans tous les niveaux. Cette dernière mesure est entrée en vigueur ce lundi et fait bondir le nombre de classes fermées à Paris.

Mais "la situation sanitaire dans les écoles met en danger l'ensemble de notre réponse à l'épidémie", a plaidé un collectif de médecins et de parents d'élèves dans une tribune publiée par Le Monde. "Fermer les écoles, c'est accepter que des enfants subissent à nouveau des violences intra familiales, c'est creuser les inégalités sociales, c'est aggraver la détresse et la santé mentale d'une population déjà très affectée par cette crise sanitaire", ont à l'inverse estimé plusieurs associations de pédiatres dans un communiqué.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess