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Injection sans seringue, CROSSJECT à Arc-lès-Gray intéresse l'armée américaine

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Par , France Bleu Besançon

CROSSJECT à Arc-Les-Gray en Haute-Saône a développé un brevet mondial pour des injections sans aiguille. Ce dispositif qui n’oblige pas à avoir recours à un médecin ou une infirmière intéresse notamment l'armée Américaine.

 Démonstration d'un injecteur sans seringue CROSSJECT. Ici un jet d'encre bleue traverse la paroi en caoutchouc sans aucune perforation.
Démonstration d'un injecteur sans seringue CROSSJECT. Ici un jet d'encre bleue traverse la paroi en caoutchouc sans aucune perforation. © Radio France - Jean Francois Fernandez

Le principe de CROSSJECT c’est de pouvoir injecter un médicament sans utiliser une seringue. Un dispositif qui n’oblige pas à avoir recours à un médecin ou une infirmière.

Le médicament stocké dans un tube est propulsé à travers la peau ou le muscle sous très haute pression. Une injection qui se réalise à travers un jeans ou une chemise. On sait que par exemple l’eau sous haute pression peut découper le métal, l’idée est la même mais à l’échelle du corps humain.

Kit injecteur CROSSJECT - Radio France
Kit injecteur CROSSJECT © Radio France - Jean Francois Fernandez

CROSSJECT a donc développé un brevet unique au monde pour monter en pression sans utiliser de gaz, mais de la poudre comme pour les artifices.

Patrick Alexandre, le PDG de CROSSJECT explique le fonctionnement : 

Le dispositif est adapté pour charger le liquide sous haute pression et il sort à peu près entre 500 et 700 km heure, ça suffit pour percer les tissus et nous on va adapter le dispositif en fonction du médicament donc soit on va injecter sur l'épaule soit sur la cuisse au travers du pantalon donc on se cale sur le mode d'utilisation normale et connu du produit sauf que là ça peut être fait par n'importe qui.

Vérification de la qualité du verre des tubes après chaque traitement. - Radio France
Vérification de la qualité du verre des tubes après chaque traitement. © Radio France - Jean-Francois Fernandez

CROSSJECT doit  respecter des normes très strictes pour fabriquer les tubes de verre, d’autres normes pour doser au milligramme la poudre explosive qui relèvent de la défense. A chaque étape du processus de fabrication des tubes, puis des injecteurs, il y a tout une série de contrôles.

Par exemple, les tubes de verre doivent pouvoir tenir à une pression supérieur à celle d'utilisation, dans le laboratoire les tests de montée en pression se font avec de l'eau.

Test de résistance à la pression avec une machine très haute pression à eau. - Radio France
Test de résistance à la pression avec une machine très haute pression à eau. © Radio France - Jean-Francois Fernandez

En cas d'attaque chimique

Le fait de pouvoir injecter un médicament ou un antidote sans avoir recours à un médecin ou infirmière intéresse. En cas d'urgence, avec ce dispositif, n'importe qui peut faire l'injection ce qui permet de gagner beaucoup de temps. CROSSJECT est en pourparler avec le ministère de la santé et l’armée Américaine.

"Ce qui les intéresse c'est notre anti-épileptique explique Patrick Alexandre. Il faut savoir que un certain nombre de gaz ou de produits toxiques utilisés en combat génèrent des crises d'épilepsie donc là ça permettrait de les stopper, et en ce qui concerne ministère de la Santé c'est plutôt des attaques terroristes comme on a déjà vu disperser dans un métro par exemple un neurotoxique qui génère des crises d'épilepsie, donc c'est là que peuvent intervenir nos produits."

L'intérêt pour CROSSJECT c'est que pour chaque médicament il faut produire 50.000 articles. Pour l'instant l'entreprise se concentre sur trois types de médicaments: l'épilepsie, les overdoses et les allergies.  

Traitement des tubes - Radio France
Traitement des tubes © Radio France - Jean-Francois Fernandez

Une production en grande série à partir de 2021

CROSSJECT est en phase finale de développement, fin 2020 l’entreprise va déposer des dossiers d’autorisation de mise sur le marché aux Etats Unis et en Europe. La procédure d'autorisation en France est un peu plus longue, il faudra attendre plusieurs mois après avoir obtenu l'autorisation en Europe..

Reportage avec le PDG de CROSSJECT Patrick Alexandre

La production en très grande série devrait débuter en 2021. Aujourd'hui l'entreprise compte 70 salariés sur ses sites de Dijon et Arc-Lès-Gray. D’ici 3 à 5 ans une centaine d’emplois doivent être crées sur le bassin Graylois.

Laboratoire CROSSJECT - Radio France
Laboratoire CROSSJECT © Radio France - Jean Francois Fenrandez
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