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Santé – Sciences

Déremboursement de l'homéopathie : l'inquiétude et la colère des salariés de Boiron à Rennes

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Après l'annonce de la ministre de la Santé du déremboursement de l'homéopathie d'ici deux ans, les salariés de Boiron, leader du secteur, sont inquiets. A Rennes, ils sont une cinquantaine encore sur site et ils entendent défendre leur entreprise.

L'entrée du laboratoire Boiron à Rennes
L'entrée du laboratoire Boiron à Rennes © Radio France - Justine Sauvage

Rennes, France

Les fabricants d'homéopathie étaient reçus par Agnès Buzyn ce jeudi au lendemain de la décision de la Ministre de la Santé de dérembourser l'homéopathie d'ici deux ans. Ils entendent apporter de nouvelles études pour prouver l'efficacité de leurs produits mise en cause par la Haute Autorité de Santé. La ministre s'est dit prête à étudier ces recherches tout en maintenant le processus de déremboursement.

A l'intérieur du laboratoire Boiron à Rennes. - Radio France
A l'intérieur du laboratoire Boiron à Rennes. © Radio France - Justine Sauvage

En Bretagne, le laboratoire Boiron, leader du secteur, a deux sites : un à Brest (qui emploie 20 personnes) et un à Rennes où travaillent une cinquantaine de personnes.

A Rennes, la cadence de travail n'a pas baissé malgré les annonces de la Ministre de la Santé. Mais dans les têtes et dans les discussions on ne parle que de cela.

Inquiétude et colère

Laboratoire Boiron à Rennes  - Radio France
Laboratoire Boiron à Rennes © Radio France - Justine Sauvage

Sylvia qui travaille chez Boiron depuis 30 ans ne comprend pas les attaques virulentes contre l'homéopathie. Sa collègue, Delphine, préparatrice depuis 25 ans chez Boiron est en colère. Elle se sent "salie" par les mots utilisés contre l'homéopathie qu'elle fabrique et contre ceux qui l'utilisent. La salariée s'inquiète aussi pour son emploi :"il y a un risque que les prescriptions baissent avec le non remboursement" selon elle.

Des effectifs déjà en baisse à Rennes

D'ailleurs les effectifs à Rennes ont déjà baissé selon le directeur du site. Jean-Yves Garçon précise que depuis un an, deux personnes parties à la retraite n'ont pas été remplacées et qu'il y a deux CDD en moins. Et il prévient :"un médicament déremboursé, c'est 50% de vente en moins dans l'année qui suit. Une entreprise comme la nôtre ne peut pas rester les bras croisés".

Le groupe Boiron espère faire changer d'avis la ministre Agnès Buzyn et aussi le chef de l'Etat Emmanuel Macron. Selon Vincent Morault, directeur régional des Etablissements Région Ouest, Nord et Ile-de-France chez Boiron, le chef de l'état ne peut pas rester insensible au plus d'1.2 million de Français qui ont signé la pétition pour le maintien du remboursement de l'homéopathie.

Vincent Morault et directeur régional des établissements Boiron de l'Ouest, du nord et de l'Ile de France

Reportage au laboratoire Boiron de Rennes