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Dossier : Coronavirus Covid-19

Intérim, réseaux sociaux : comment les hôpitaux de la Loire tentent de trouver du personnel face au Covid-19

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Face à la deuxième vague de coronavirus, les hôpitaux de la Loire sont contraints d'employer des méthodes peu conventionnelles pour essayer de soulager les équipes soignantes. Réseaux sociaux, intérim : tous les moyens sont bons pour trouver des bras. Exemple à l'hôpital du Chambon-Feugerolles.

Une équipe médicale durant la première vague de coronavirus.
Une équipe médicale durant la première vague de coronavirus. © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Recherche soignants désespéramment : ce pourrait être l'appel des hôpitaux de la Loire, en manque criant de personnels face à cette deuxième vague de coronavirus. Après l'Hôpital Privé de la Loire, c'est au tour du centre hospitalier Georges-Courtinon, au Chambon-Feugerolles, de lancer un appel sur les réseaux sociaux pour recruter

Tous les moyens sont bons pour recruter

A l'hôpital du Chambon-Feugerolles, l'état des forces est critique, entre les arrêts maladies, les quelques congés et surtout l'afflux de patients Covid-19, dans cette communes parmi les plus touchées de France. Quatre à cinq infirmiers sont recherchés, et autant d'aide-soignants, en renforts des équipes de nuit et de jours pour les soins hospitaliers. Face à l'urgence, l'hôpital a donc décidé de lancer un appel aux renforts sur Facebook, une première pour l'établissement :

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Plus de 900 partages, et des candidatures qui affluent : en trois jours, Corinne Rubière s'est retrouvée avec une dizaine de candidatures "sérieuses" : "il y a peu de professionnels diplômés, je n'ai pas trouvé d'infirmiers. Mais une dizaine d'aides-soignants, et d'autres professionnels non diplômés qui souhaitent donner un coup de main. C'est une vague de générosité." Il faut maintenant passer en revue les candidats en entretien cette semaine, et faire vite : dans le cadre du plan blanc déclenché à l'hôpital, les soignants sont déjà rappelés sur leurs congés.

L'hôpital ne s'est pas contenté de passer le message sur les réseaux sociaux. Outre Pôle Emploi, Corinne Rubière s'est tournée vers les agences d'intérim : "on fait très peu appel à eux en temps normal, c'est exceptionnel. Mais là, pour le weekend prochain, on fait appel à l'intérim, parce que c'était trop compliqué sans ça."

La réserve sanitaire ne répond pas à la situation

Cette situation sanitaire exceptionnelle, normalement, c'est à la réserve sanitaire d'y répondre. Forte de 42.000 volontaires début octobre, elle rassemble des professionnels de santé, en activité ou retraité, partout en France. Mais au CH du Chambon-Feugerolles, Corinne Rubière le reconnaît : "On est tous à la recherche de professionnels, et la réserve n'y suffit pas. Les profils que nous recherchions ici à Claudinon n'était pas disponibles. Il y a trop de demandes."

Des besoins trop importants, et des candidats qui rongent leur frein, comme Yves Partrat, secrétaire de l'Ordre des médecins dans la Loire. Pour ce retraité de 67 ans, les demandes disponibles "ne pas toujours réalisables ou compatibles avec l'âge : en tant que personne à risque, j'hésite à postuler en tant que médecin d'Ehpad. Or, c'est le type de demandes en ce moment sur la métropole."

Le fonctionnement même de Santé Publique France lui paraît être un frein. La plateforme diffuse des annonces globales sur des postes recherchés mais sans préciser les établissements concernés. Tout au plus indique-t-elle les régions. "Partir dans l'inconnu, il faut le vouloir et le pouvoir. La Guyane, Mayotte, c'est loin ! Alors que la Loire est aussi très touchée. Il faudrait donner un peu plus de détails." Il ne désespère pas cependant d'être mobilisé. En plus, il l'assure, la motivation est toujours là : des confrères médecins lui téléphonent pour s'inscrire eux aussi à la réserve sanitaire

A ce jour, six réservistes sont mobilisés dans des Ehpad de la région Auvergne-Rhône Alpes à la demande de l’ARS. En tout, 45 693 personnes sont inscrites dans la réserve sanitaire.

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