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Isère : déménagement imminent pour la clinique des Côtes-du-Rhône à Roussillon

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Par , France Bleu Isère

Sauf contre-ordre de dernière minute, c'est dans une semaine, le lundi 26 avril, que la clinique des Côtes-du-Rhône à Roussillon (Isère) va intégrer ses nouveaux locaux. Avec l'espoir d'une renaissance, d'un nouveau souffle.

Au premier plan, l'actuelle clinique. Juste derrière, la nouvelle qui doit ouvrir ses portes le 26 avril.
Au premier plan, l'actuelle clinique. Juste derrière, la nouvelle qui doit ouvrir ses portes le 26 avril. © Radio France - Céline Loizeau

Eté 2016, la clinique Saint-Charles, à Roussillon (Isère), en grandes difficultés financières, voit son sort se jouer devant le tribunal de commerce de Vienne. Jusqu'ici propriété du groupe Clinicé, la clinique est rachetée. C'est Noalys qui prend le relais et possession des lieux. "Le premier bâtiment date de 1961, il y a eu deux extensions dans les années 80 et 90", explique Alexandre Gairouard, le directeur de la clinique rebaptisée clinique des Côtes-du-Rhône depuis son rachat par Noalys.

Et cette clinique, qui emploie 100 personnes, s'apprête à vivre une sorte de révolution. Après ce rachat, Noalys décide de construire de nouveaux locaux. La nouvelle clinique se trouve juste derrière l'actuelle, à quelques dizaines de mètres. Et le déménagement est prévu pour dans une semaine : le lundi 26 avril. 

"Permettre aux patients d'être pris en charge dans de bonnes conditions et permettre aux soignants et aux médecins là aussi d'exceller dans leur prise en charge" - Alexandre Gairoard, directeur de la clinique

Reportage en compagnie d'Alexandre Gairoard, le directeur de la clinique des Côtes-du-Rhône.

"Tout est pensé moderne, tout est revu pour permettre aux patients d'être pris en charge dans de bonnes conditions et de permettre aux soignants et aux médecins là aussi d'exceller dans leur prise en charge", souligne le directeur. Ainsi, aux urgences, le parcours a été revu avec un objectif de 20.000 passages par an, contre 15.000 aujourd'hui. Réorganisation aussi en chirurgie ambulatoire qui comptera un bloc de plus. On trouvera toujours le centre périnatal de proximité.

Si le nouveau bâtiment affiche la même superficie que l'actuel (6.000 mètres carrés) la différence est que la clinique ne partagera plus ses locaux avec d'autres structures : elle disposera donc de plus de place. Ainsi, en médecine générale, l'hospitalisation complète va passer de 30 à 48 lits. 

Les chambres seront plus grandes et bénéficieront toutes d'une salle de bain. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas : les douches se trouvent au niveau des couloirs. Et le directeur l'assure, côté prix, "pour la chambre de base, ce sera le même prix qu'aujourd'hui." La clinique proposera désormais plusieurs types de chambres avec des prestations différentes.

Quelques photos "après-avant" (montage Virginie Salanson)
Quelques photos "après-avant" (montage Virginie Salanson) © Radio France - Céline Loizeau

Objectif : développer l'offre de soins et éviter la fuite des patients

Avec la tarification à l'acte, le directeur explique qu'il doit en faire plus. L'établissement, détaille-t-il, a réussi d'avril 2019 à avril 2020 à être enfin à l'équilibre. "C'est un établissement qui a vocation à accueillir plus de patients, à proposer d'autres prises en charge, d'autres spécialités. Oui, en tant que gestionnaire j'aurai tendance à vous dire peut-être plus de chiffres. Moi, mon objectif c'est surtout la rentabilité de l'établissement", indique Alexandre Gairoard.

Un équipement flambant neuf, bien plus moderne, ça attire forcément. De nouveaux praticiens vont rejoindre l'établissement pour des interventions, des consultations certains jours. Parmi les activités qui n'étaient pas proposées sur place mais qui le seront prochainement, il y aura de la chirurgie vasculaire et peut-être de la chirurgie esthétique. Selon le directeur, aujourd'hui le "taux de fuite" des habitants de ce bassin de vie de 80.000 habitants vers d'autres établissements plus éloignés, est "important". Alexandre Gairoard espère ainsi le limiter avec une offre de soins plus riche. 

D'autres structures, présentes dans l'actuelle clinique, vont aussi s'installer dans des locaux tout à côté et tout neufs avec au passage un développement. La radiologie doit déménager à l'automne dans une nouvelle construction avec l'espoir d'une autorisation pour un scanner et une IRM. Une maison médicale va aussi voir le jour avec les praticiens existants, de nouveaux spécialistes espérés, ainsi que des généralistes, des infirmières libérales, des ostéopathes, une pharmacie...

La facture du bâtiment de la nouvelle clinique s'élève à 15 millions d'euros, réglée par un fonds d'investissement à qui Noalys paie un loyer. Quant à l'actuel bâtiment, une fois vidé de tous ses occupants, Noalys va le vendre. "Ce sera sans doute pour un projet à vocation intergénérationnelle ", confie Alexandre Gairoard, tout en précisant qu'il n'y a, à ce jour, rien d'avancé.

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