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Dossier : Coronavirus Covid-19

"J'ai réalisé 25 tests PCR en 4 heures" : qui sont ces forçats des laboratoires qui enchaînent les tests ?

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Pour faire face à l'afflux de patients et à la pénurie de personnel, des laboratoires alsaciens se tournent vers des renforts occasionnels, notamment des étudiants en santé pour assurer les tests PCR.

Ils sont laborantins, techniciens de laboratoires ou étudiants et font des tests PCR à la chaîne.
Ils sont laborantins, techniciens de laboratoires ou étudiants et font des tests PCR à la chaîne. © Maxppp - Karen Kubena

A quelques jours des fêtes, ils n’arrêtent pas ! Les personnels des laboratoires sont soumis à rude épreuve depuis plusieurs semaines maintenant. Ils sont laborantins, techniciens de laboratoires ou étudiants et font des tests PCR à la chaîne, à l'image de Lucas Mori, étudiant en cinquième année de pharmacie à l'université de Strasbourg. Plusieurs fois par semaine, il vient en renfort au laboratoire des Deux Rives pour effectuer des matinées de travail un peu répétitives. "Ce matin, j’ai fait environ 25 tests PCR en quatre heures, c’est à peu près la moyenne quotidienne" explique-t-il en retirant sa blouse et ses couvre-chaussures.

Cela représente un test toutes les 9-10 minutes en moyenne. Des gestes répétitifs, mais ce travail à la chaîne n’est pas si monotone que ça en a l’air : "En fonction des nez et de chaque patient, c’est assez différent. Certains ont mal, d’autres pas du tout, etc… Au final, c’est assez variable" raconte l'étudiant de 24 ans, qui n’a pas hésité à se proposer pour venir donner un coup de main : "Je suis en études de santé donc forcément, pour moi, c’était naturel de venir aider, puisque ma formation me le permet et que j’en ai la possibilité".

Des renforts étudiants indispensables

Une aide bienvenue pour le docteur Pierre Netzer : "à l’heure actuelle, on a une dizaine d’étudiants qui tournent toute la semaine, du lundi au samedi matin", explique le biologiste en charge du laboratoire. "Cela nous permet de dégager du temps pour nos infirmières afin qu’elles continuent d’effectuer les prélèvements sanguins et bactériologiques, toute l’activité de base qui se poursuit en parallèle du Covid".

Mais au fond, après des centaines de tests PCR, est-ce que Lucas en rêve la nuit ? "Non, pas encore, je n'en suis pas là" s'amuse le jeune homme. "J'espère surtout que cela me permettra de m'insérer plus facilement sur le marché de l'emploi". C'est effectivement plutôt le chômage et la situation économique qui donnent à l'étudiant des mots de tête, même si cette expérience et ce sentiment d’être utile renforce encore son choix de travailler dans le milieu médical.

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