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Santé – Sciences

J'y crois pas ! Notre ADN est de moins en moins notre propriété privée

vendredi 23 novembre 2018 à 16:39 Par Valérie Barbe, France Bleu

Trois gouttes de salive suffisent pour extraire notre ADN. Donc facile pour des sites internet de nous proposer de s’en servir pour retrouver des cousins lointains ou savoir si on risque des maladies. Très tentant mais pas sans danger.

Quelques brins d"ADN suffisent pour savoir  à quoi ressemble quelqu'un.
Quelques brins d"ADN suffisent pour savoir à quoi ressemble quelqu'un. © Maxppp - Patrick Lefevre

Car notre ADN est plus en plus sur internet. Et en premier, sur les sites de généalogie. A cause de notre curiosité pour l'arbre dont on descend. On trouve aussi de plus en plus notre ADN sur des sites de médecine prédictive. Car ils sont capables de nous dire si dans nos gènes, il y a d'horribles maladies programmées. Passionnant forcément ! Mais aussi bien plus indiscret qu'on ne le pense. Donner son ADN dévoile aussi au passage l'intimité de toute sa parenté. Et c'est risqué. Pour l'usage qui peut en être fait. Et aussi pour la vie privée. Et plus encore si on est un psychopathe en puissance. Car la police farfouille de plus en plus dans ces bases bien plus fournies que ses propres petites fiches. La preuve aux Etats Unis avec l'arrestation d'un insaisissable criminel qui a sévi 10 ans en Californie. Ce qui l'a trahi ? L'ADN d'un cousin trés, trés, très lointain.

Avec un profil génétique désormais on peut aussi savoir à quoi ressemble quelqu'un. D'où de plus en plus de portraits robots faits à partir des petits gènes. Mais comme avec juste un bête bout d'ADN, c'est possible de savoir si un suspect est roux ou a les yeux bridés il y a le risque de stigmatiser toute une communauté. Et aussi et encore plus d'idéaliser l'objectivité de la science. Non pas que ses résultats soient bidouillés ou orientés. Mais l'usage qu'on en fait, si. Par exemple, comme la loi est toujours en retard sur la science, il y a systématiquement des petits malins qui utilisent ces failles. Et pas dans notre intérêt. En plus, les politiques n'arrêtent pas de retricoter les règles. En France, le fichier des empreintes génétiques au départ ne recensait que les crimes sexuels. Maintenant, il fiche aussi de simples suspects. Alors même si on est un citoyen modèle, c'est pas bien rassurant de savoir que des petits bouts de soi se baladent sur la toile à la merci de sondeurs, d'assureurs ou de simples commerçants. 

Donc attention à ne pas trop essaimer son ADN sur internet son ADN sur internet son ADN pour ne pas risquer de semer son identité.