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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Je craque, je suis à bout" : une patiente côte-d'orienne atteinte de covid long témoigne

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Par , France Bleu Bourgogne

On les appelle les Covid longs : ces patients dont les symptômes persistent, six mois, parfois un an après avoir contracté le virus. c'est le cas de notre témoin ce mercredi matin sur France Bleu Bourgogne.

Les "covid longs" doivent faire beaucoup de rééducation pour retrouver la forme
Les "covid longs" doivent faire beaucoup de rééducation pour retrouver la forme © Maxppp - Vanessa MEYER

Ils se sentent un peu oubliés dans la galaxie des aides de l'Etat accordées dans le cadre de la crise sanitaire. Les covid longs, celles et ceux qui ressentent encore les effets de la maladie, plusieurs mois après leur contamination. La fatigue est pourtant immense pour ces patient, à l'image de Rachel Reynier, 45 ans, originaire de Mornay près de Fontaine-Française. Fin avril 2020, elle commence à ressentir de légers essoufflements, rien de plus, en se lavant, en s'habillant. Les choses ne s'arrangent pas, elle décide de consulter son médecin généraliste.  

"Je ne pensais pas du tout que c'était le covid, les symptômes dont on parlait à la télé, ce n'était pas ça. J'ai consulté mon médecin, parce que j'ai vu que ça empirait, avec des gênes au niveau de la poitrine. Et effectivement, c'était le covid." Un an plus tard, ces symptômes d'essoufflement perdurent. "Un exemple : je vais me préparer le matin pour aller travailler, rien que le fait de faire le lit avant de partir au boulot, je suis déjà essoufflée. Vous imaginez neuf heures au travail dans ces conditions." 

L'impression de tourner en rond dans les diagnostics

Arrêtée pendant six semaines au printemps dernier, Rachel a ressenti une immense fatigue. "C'était mon mari qui m'aidait à marcher dans les couloirs, je ne me reconnaissais pas. j'avais aussi ma fille de deux ans et demi qui me sollicitait beaucoup." Aujourd'hui, Rachel travaille parce qu'elle _"n'a pas le choix", mais elle reste épuisée. "Comme j'ai déjà expliqué à mon médecin et plusieurs spécialistes, je commence ma journée à 7h du matin, à 10 heures je n'en peux plus. Je n'y arrive pas."_

L'ennui désormais, c'est que la médecine semble impuissante face à ses symptômes. Elle est trimbalée de spécialiste en spécialiste, sans évolution pour l'instant. J'ai ait des tests d’efforts auprès d'un cardiologue à Dijon, qui a constaté qu'il y avait d sérieux problèmes de souffle. Orientation vers un pneumologue, qui m'a fait des tests au niveau du souffle. Il suppose de l'asthme ou une atteinte pulmonaire, on commence par un traitement contre l'asthme, sauf que je ne fais pas d'asthme. J'ai aussi des séances de rééducation cardio. Et le kinésithérapeute me dit que c'est une atteinte pulmonaire. J'ai l'impression qu'on n'avance pas, les médecins sont perdus, comme nous, c'est une nouvelle maladie, ils ne savent pas. 

"Les nerfs lâchent"

Un tiers des malades du covid ont des soucis neurologiques ou psychiatriques six mois après la maladie, c'est ce que révèle une étude du magazine scientifique The Lancet ce mercredi : les symptômes les plus fréquents sont l'anxitété et les troubles de l'humeur. Le suivi psychologique, Rachel n'en est pas loin. "Mon médecin voulait m'orienter vers un psychologue, elle voit que je craque, que je suis à bout, que les nerfs lâchent. Les gens ne s'en rendent pas compte, mais il faut vivre tous les jours avec des symptômes comme ça, à plus de 40 ans, avec un enfant qui vous sollicite beaucoup." 

D'autant que tout le monde dans son entourage n'est pas réceptif à sa situation : "Ce n'est pas évident d'en parler, je suis allée voir plusieurs fois mon médecin traitant, mais il n'est pas là pendant une heure à vous écouter. Certaines personnes dans l'entourage ont même du mal à croire que j'ai eu le covid, beaucoup prennent ça à la rigolade. Et ça fait mal quand on vous dit ça."

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- © Visactu
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