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"Je l'ai fait sans conviction" : ces soignants d'Indre-et-Loire qui se vaccinent contre leur gré

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Par , France Bleu Touraine

Le gouvernement tient à son projet de loi sur l'obligation vaccinale des soignants. Le texte arrive à l'Assemblée nationale ce mercredi 21 juillet pour une entrée en vigueur espérée le 15 septembre. En attendant, les professionnels de santé réticents montrent l'épaule un peu "forcés".

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Eddy Lemaistre

Les débats promettent d'être animés à l'Assemblée nationale ce mercredi 21 juillet. À partir de 15h, les députés examinent le projet de loi concernant l'obligation vaccinale des soignants que le gouvernement souhaite faire adopter. 

Lors de son allocution télévisée le 12 juillet, Emmanuel Macron a indiqué qu'il souhaitait que tous les soignants du pays soient vaccinés contre le Covid-19 au 15 septembre sous peine de sanctions. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a précisé dans la foulée que cela pouvait aller de la mise à pied "de quelques jours" au "licenciement". 

J'ai failli annuler le rendez-vous jusqu'au tout dernier moment

Devant ce coup de pression, de nombreux soignants, réticents à l'idée de se faire vacciner, se sont résignés à recevoir les injections. C'est le cas de Muriel*, qui officie en tant qu'aide-soignante à l'hôpital Bretonneau de Tours. "Je l'ai fait sans conviction, raconte-t-elle. J'ai failli annuler le rendez-vous jusqu'au tout dernier moment. J'y suis quand même allée et une fois que la piqûre a été faite, je n'étais pas bien du tout, limite dégoûtée." Car même si elle travaille dans le monde médical, elle n'a pas confiance en ce vaccin. "J'ai peur de développer des effets indésirables, de développer des maladies... On n'a aucun recul sur ce vaccin. Zéro ! Je n'ai rien contre la vaccination. Mais qu'on oblige certaines populations à la faire, je trouve ça dégueulasse."

Frédéric*, lui, hésite encore. Cet aide-soignant dans un hôpital d'Indre-et-Loire qu'il tient à garder secret, l'assure d'emblée : "Je ne suis pas antivax". Il n'aime simplement pas la contrainte. "Quand j'entends que se faire vacciner est un geste collectif, citoyen, je n'y crois pas. C'est avant tout un geste individuel. Et par rapport à mon jeune âge, quand je pèse le bénéfice-risque, je n'y vois pas d'intérêt."

Le gouvernement tape à notre porte-monnaie

Frédéric se laisse encore un peu de temps avant de prendre une décision définitive. "Il y a trois options qui s'offrent à moi. La première, c'est de faire un recours devant le tribunal administratif, de contester cette obligation. La deuxième, c'est de prendre un congé sans solde, de changer de métier quelques temps. Et la troisième, bah, c'est la vaccination. Ça reste une option, car j'adore mon métier, les équipes avec qui je travaille. Mais je sais que je le vivrai mal."

En attendant, cette indécision créé quelques remous dans son couple. Sa femme est aussi soignante. "Le gouvernement tape à notre porte-monnaie, il joue sur ma paye. Donc c'est vrai que c'est assez tendu au sein de la famille. Mon épouse, jusqu'à présent, attendait un peu. Elle n'était pas non plus convaincue par le vaccin. Mais elle va le faire finalement, après des heures et des heures d'échanges à ce sujet." 

*Les prénoms ont été modifiés par souci d'anonymat à la demande des personnes interrogées

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