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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le Pr Parola de l'IHU Méditerranée n'a "pas d'argument sanitaire pour soutenir un reconfinement"

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Par , France Bleu Provence

Alors que le gouvernement se réunit pour décider de nouvelles mesures pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, l'hypothèse d'un reconfinement n'est pas justifiée pour Philippe Parola, chef du service des maladies infectieuses de l'IHU Méditerranée, invité de France Bleu Provence.

Philippe Parola, le chef du service des maladies infectieuses de l'IHU Méditerranée,
Philippe Parola, le chef du service des maladies infectieuses de l'IHU Méditerranée, - Capture d'écran.

Tout le monde retient son souffle en attendant les nouvelles mesures du gouvernement pour lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19. L'hypothèse d'un reconfinement paraît très probable. Il ne serait pas généralisé, seulement en vigueur le week-end pour permettre de maintenir une activité économique, mais rien n'est encore acté. 

Et si pour le gouvernement et des membres du conseil scientifique reconfiner une partie de la population est une bonne solution, le professeur Philippe Parola, chef du service des maladies infectieuses de l'IHU Méditerranée, estime lui que la mesure ne se justifie pas aujourd'hui à Marseille

"Je n'ai pas d'argument sanitaire pour soutenir un reconfinement. Les études qui sont sorties sur le plan sanitaire montrent que ça n'était pas efficace, voire dans certains endroits, que ça augmentait les contaminations intrafamiliales." 

Philippe Parola n'aime pas trop le terme de deuxième vague. Pour lui "ça ne veut pas dire grand chose". Il estime en revanche que le virus circule beaucoup, à l'IHU les tests de dépistage sont positifs dans 17% des cas mais il tient à comparer la circulation avec la gravité de la maladie. Pour lui, il y a une grande différence : "Les patients qui sont hospitalisés sont âgés, voire très âgés et la réanimation continue à l'hôpital, on ne soigne pas que le Covid. L'hôpital s'adapte, on n'est pas dans une catastrophe."

Le chef du service des maladies infectieuses de l'IHU Méditerranée tient donc à relativiser la situation actuelle que certains peuvent qualifier d'alarmante. Mais il ne souhaite pas se projeter sur la gravité de la deuxième vague.  

"Je ne lis pas dans la boule de cristal. Ce que je vois aujourd'hui c'est que mes patients, ce sont des patients très âgés, une moyenne d'âge de 80 ans. On fait le maximum pour les soigner mais entre la folie médiatique et la réalité de ce que nous faisons, il y a un vrai delta."

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