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Dossier : Coronavirus

"Je ne me suis jamais senti aussi faible de ma vie" : un sénateur de la Creuse atteint du Covid-19

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Par , France Bleu Creuse

Eric Jeansannetas, sénateur de la Creuse, est hospitalisé depuis une semaine à l'hôpital de Guéret. Maux de tête, forte fièvre, nuits blanches... Il nous raconte son douloureux quotidien de malade du coronavirus.

Eric Jeansannetas, sénateur de la Creuse
Eric Jeansannetas, sénateur de la Creuse © Radio France - Sophie Peretti

"C'est loin d'être une simple petite grippe" souffle Eric Jeansannetas, au téléphone, depuis son lit d'hôpital. Le sénateur de la Creuse, âgé de 57 ans et contaminé par le coronavirus, est soigné au centre hospitalier de Guéret depuis une semaine, mercredi 18 mars.

Il ressent les premiers symptômes à son retour de Paris le vendredi précédent, le 13 mars. Il a un peu de fièvre, consulte son médecin, et reste confiné chez lui. Mais quelques jours plus tard, son état se dégrade brutalement. Il consulte de nouveau son médecin et le Samu conseille une hospitalisation. Il est alors testé positif au coronavirus.

"Tellement mal à la tête que je ne pouvais pas la poser sur l'oreiller"

Eric Jeansannetas n'a pas dû passer par la case réanimation mais il fait partie des cas graves, avec une pneumonie et un risque de dégradation respiratoire. Il respire par lui-même, mais il reste sous oxygène. Le sénateur de la Creuse décrit un mal de tête insoutenable, une forte fièvre et des nuits blanches à répétition :

C'est extrêmement violent. J'ai même eu la sensation, un jour, que je n'arriverai pas à en venir à bout.

Se sentant mieux depuis mardi, il espère que le plus dur est désormais derrière lui. Mais il nuance :

Une fois que vous êtes atteint par le Covid-19, votre vie est en danger, car la dégradation respiratoire peut survenir à tout moment. Vous n'êtes jamais sûr de rien.

"Des personnels soignants dévoués"

Son quotidien est fait de prises de sang, de la surveillance de la tension, la température et l'oxygénation ainsi que les doses de paracétamol et d'antibiotiques. Il décrit de grands moments de solitude ; toute visite étant interdite.

Malgré ces difficultés, il souligne le dévouement et l'empathie des soignants, infirmières et médecins. Ces derniers lui expliquent également "toutes les inconnues et les incertitudes sur cette nouvelle maladie" :

Il y a des petites montées d'angoisse de temps en temps : même si vous êtes sous très haute surveillance, vous vous sentez dans une espèce de loterie car le Covid est dangereux.

Pour le moment, aucun de ses proches n'est malade. Eric Jeansannetas espère sortir d'ici une semaine mais tout dépendra de l'évolution de son état de santé. Mercredi 25 mars, deux autres malades du coronavirus sont hospitalisés à Guéret selon la direction de l'hôpital ; aucun n'est en réanimation.

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