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"Je suis épuisé en montant les escaliers" : cinq mois après, toujours des séquelles du Covid-19

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Alors que la France se prépare face au risque hypothétique d'une deuxième vague de Covid-19, certains malades subissent toujours des conséquences de la maladie. C'est le cas d'un habitant de Buxières-d'Aillac, dans l'Indre. Contaminé au mois de mars, il garde des séquelles.

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- © Maxppp - Lionel VADAM/PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Les premiers symptômes du Covid-19 sont apparus le 12 mars chez Christophe Loriette. Cet habitant de Buxières-d'Aillac pensait s'en débarrasser en quelques jours, tout au plus quelques semaines. Cinq mois après, il subit toujours des séquelles du coronavirus. Au moment où la France multiplie les mesures pour éviter une hypothétique deuxième vague, lui vit encore avec des complications de la première vague. 

Un essoufflement très présent depuis le Covid-19

"Je suis constamment essoufflé, je ne peux rien faire sans chercher l'air. Ça vient par période : des douleurs au niveau du thorax, des maux de tête, le manque d'air. C'est un essoufflement qui ne s'arrête jamais, au moindre effort", souligne Christophe Loriette. Les exemples sont nombreux, c'est un vrai handicap au quotidien. "Quand je monte les escaliers chez moi, je suis épuisé quand j'arrive en haut. Le Covid-19 m'a complètement déréglé. Il y a une fatigue qui ne s'en va jamais. Là, je fais des travaux dans ma maison et je n'arrive pas à porter un radiateur. C'est ma femme qui est obligée de m'aider", précise-t-il.

Cela a aussi un impact sur la vie de famille. "J'ai très mal vécu cette période. Quand une personne qui fait partie de ta vie agonise par terre à cause de la douleur, c'est dur. Quand je n'ai pas de nouvelles pendant deux heures, je l'appelle pour m'assurer que tout va bien. Je redescends régulièrement à la maison pour être sûr que tout va bien", explique Julie, la compagne de Christophe.

Favorable au port du masque en extérieur

De plus en plus de villes rendent obligatoire le port du masque en plein air. En Berry, il faut désormais être masqué pour faire son marché à Bourges, Saint-Août, Saint-Amand-Montrond ou encore Sancoins. Et cela fait trois semaines que le port du masque est impératif dans les lieux publics clos. Des mesures présentées comme une précaution nécessaire pour éviter une hypothétique deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. "Je suis pour le port du masque quand il y a de la foule, quand il y a du monde autour de vous. Chacun doit respecter la personne qui est en face et faire attention", insiste Christophe Loriette. 

Au quotidien, il constate que les gestes barrières ne sont pas toujours respectés. "C'est de la colère. Il y a des gens qui ne font pas gaffe, qui se font la bise, qui se serrent la main. Je crois que c'est de l’insouciance. Dans l'Indre, on n'a pas été autant touché qu'à Paris ou en Alsace. Dans la tête des gens, on a l'impression que le Covid, c'est déjà fini. Sauf qu'on ne sait pas ce qui va se passer si on ne porte pas le masque, si on ne respecte pas les gestes barrière. On fera peut-être partie des départements où il y aura le plus de malades", précise-t-il.

Pour trouver du soutien, Christophe s'est inscrit sur un groupe Facebook, qui regroupe près de 2 000 malades du Covid-19. "Cela nous permet d'avoir des réponses à nos questions. Pourquoi on a attrapé le Covid ? Pourquoi on a ces symptômes ? Pourquoi il n'y a pas de médicaments ? On peut témoigner, échanger, s'entraider, c'est très important", souligne Christophe Loriette.

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