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Santé – Sciences DOSSIER : Lactalis : du lait infantile contaminé par la salmonelle

Lactalis : "Il peut y avoir une atteinte à l'image de la France" selon Jean Arthuis

vendredi 12 janvier 2018 à 18:48 Par Martin Cotta, France Bleu Mayenne et France Bleu

L'ancien ministre mayennais de l'Économie et des Finances Jean Arthuis estime qu'il a eu un dysfonctionnement dans la communication de Lactalis. Le député européen estime qu'il faut vite dissiper les doutes sur l'origine de la salmonelle et qu'il en va de la réputation de la France.

Jean Arthuis député européen
Jean Arthuis député européen © Maxppp - François Lafite

Craon, France

Alors qu'Emmanuel Besnier était convoqué ce vendredi après-midi à Bercy par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire pour s'expliquer sur les défaillances du groupe Lactalis dans l'affaire de la salmonelle, Jean Arthuis ancien président du conseil départemental de la Mayenne, ministre de l'Économie et des Finances (1995-1997) et actuel député européen a accepté d'évoquer la crise actuelle du géant laitier mayennais pour France Bleu. L'affaire de la salmonelle s'exporte désormais hors des frontières françaises avec un cas de bébé contaminé en Espagne et un cas suspect en Grèce (Institut Pasteur). 

- Comment jugez-vous l'attitude de Lactalis depuis le début de la crise ? 

"Je ne veux pas porter de jugement. Dans cette malheureuse affaire, sont impliqués les industriels, les pouvoirs publics, la grande distribution. Il y a eu manifestement des dysfonctionnements, sans doute des négligences, mais puisque l'autorité judiciaire est saisie c'est elle qui devra établir factuellement ce qui s'est passé. Moi je pense aux familles, à leur inquiétude, et aux bébés qui ont eu des symptômes. Ceux-ci auraient pu être particulièrement graves dans leurs conséquences. Je pense aussi aux salariés de Craon qui travaillent autour du lait infantile à Craon et aux producteurs de lait".

- Estimez-vous qu'il y a eu un problème de communication chez Lactalis ? 

"Si on en est là, sans doute ! Il y a eu en termes de communication des lacunes et des manquements. C'est dans ces conditions que s'alimentent toutes les peurs, toutes les critiques, tous les procès. Il faut être transparent et communiquer en temps réel".

- Mais comment expliquez-vous la discrétion, le silence de Lactalis ? 

"Il y a une tradition dans ce groupe. On disait volontiers que le bruit ne fait pas de bien et que le bien ne fait pas de bruit; mais cela ne suffit plus dans la société qui est la nôtre, où la communication est instantanée. Il faut être capable d'apporter l’information qui établit la vérité".

- Vous êtes député européen. L'image de Lactalis est-elle dégradée en dehors de la France ? 

"Il faut faire très attention car il peut y avoir une atteinte pour l'image du groupe mais aussi de la France, qui au plan mondial était reconnue comme intransigeante en terme de sécurité alimentaire. Dissipons-bien vite les doutes ! Proclamons avec force ce qui est notre déontologie, nos principes fondamentaux et nos précautions pour être à la hauteur de cette réputation (...) Lactalis a beaucoup contribué à la valeur ajoutée mayennaise incontestablement donc ne portons pas atteinte à ce potentiel".

En 2000, Jean Arthuis, alors président du conseil départemental de la Mayenne était monté à plusieurs reprises au créneau lorsque le groupe Lactalis était accusé du "mouillage" de son lait. Il faut dire que le groupe était déjà un employeur important dans le département. À l'époque le président du directoire de Lactalis avait été mis en examen pour "falsification et publicité mensongère".