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Santé – Sciences

Dépistage des maladies du rein ce jeudi à Colomiers, à l'ouest de Toulouse

mercredi 8 mars 2017 à 18:00 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie

C'est la semaine du rein et l'association d'aide aux insuffisants rénaux, l'AAIR, organise ce jeudi une journée de dépistage gratuit des maladies rénales dans son centre de Colomiers, avenue Jean Monnet. Cette association permet depuis 40 ans aux patients d'être dialysés à proximité de chez eux.

L'AAIR reçoit 500 patients chaque année dans ses unités de dialyse, comme cet homme Philippe un habitant de Lanta
L'AAIR reçoit 500 patients chaque année dans ses unités de dialyse, comme cet homme Philippe un habitant de Lanta © Radio France - Vanessa Marguet

Toulouse, France

Tous ceux qui le souhaitent peuvent pousser la porte de l'association d'aide aux insuffisants rénaux, l'AAIR. A l'occasion de la semaine du rein, le centre de Colomiers, situé 24 avenue Jean Monnet, propose un dépistage gratuit des maladies rénales de 9h à 16h, à partir d'un test urinaire.

Un dépistage important pour éviter ou repousser la dialyse

Aujourd'hui, près de 45 000 Français sont sous dialyse et il y a presque autant de greffés du rein. L'insuffisance rénale a tendance à se développer avec le vieillissement de la population, l'accroissement du diabète et des maladies vasculaires. Les spécialistes estiment qu'une personne sur vingt développe une maladie du rein sans le savoir, car c'est une maladie silencieuse. "Quand les symptômes apparaissent, c'est en général au stade de la dialyse" explique le Dr Adèle Pillet, chef de service sur le site de Colomiers. Le dépistage est donc très important. Il permet de soigner certaines pathologies et, dans d'autres cas, de retarder le moment où la dialyse sera nécessaire.

"La maladie rénale est bien souvent silencieuse" - Dr Adèle Pillet

C'est donc important de retarder la dialyse car c'est très lourd pour les patients. Dans le centre de l'AAIR à Colomiers, un danseur professionnel de 34 ans, explique qu'il vient trois fois par semaine pendant 4h et ce sont des jours fixes. Il a été obligé de repasser par la case dialyse après le rejet de sa greffe du rein.

Trois fois par semaine pendant 4h, ce n'est pas évident, mais il faut en passer par là. Je dors, je regarde un peu la télé ou je téléphone - un patient

28 sites, un important maillage en Midi-Pyrénées

L'AAIR suit chaque année près de 500 patients. Cette association, créée il y a plus de 40 ans par un groupe de néphrologues toulousains, possède aujourd'hui 28 sites sur Midi-Pyrénées. Une nouvelle unité a ouvert fin février à l'Isle Jourdain, dans le Gers. Le but est d'offrir un maillage du territoire suffisant pour que les patients n'aient pas trop de kilomètres à faire pour venir en dialyse, explique le Dr Adèle Pillet.

Aujourd'hui, les patients dialysés vont dans les hôpitaux pour les pathologies lourdes qui nécessitent un important suivi médical. Ils peuvent aussi aller dans les cliniques ou dans l'une des unités de l'AAIR. Sur certains sites, les patients sont en autodialyse, suivis par des infirmiers et par des médecins une fois par mois. Dans les autres sites médicalisés, les patients sont suivis une fois par semaine par des médecins.

Et de plus en plus, l'AAIR essaie de développer la dialyse à domicile, quand l'état de santé du patient le permet. C'est la formule vers laquelle s'oriente Philippe, un homme de 57 ans qui habite Lanta et qui fait plus de 40 minutes de voiture aujourd'hui pour sa dialyse à Colomiers. Il a été formé avec sa femme pour utiliser la machine à la maison.

J'aurai le transport en moins, et puis je serai à la maison. Je pourrai choisir mes jours de dialyse, changer un jour si je veux profiter d'un week-end. Je serai plus libre - Philiipe, un patient

Il pourra aussi mieux gérer son travail dans les espaces verts. Il compte reprendre à mi-temps. Mais, la dialyse à domicile veut dire aussi ramener la maladie à la maison et certains patients ne veulent pas en entendre parler. Ils préfèrent venir dans les unités de l'AAIR, en attendant une éventuelle greffe de rein.

Reportage au centre de l'AAIR de Colomiers