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Santé – Sciences

Journée "hôpital mort" à Bordeaux : le témoignage d'une infirmière anesthésiste

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Par , France Bleu Gironde

Danielle Astier, infirmière anesthésiste à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, descendra dans la rue ce jeudi 14 novembre à l'occasion de la journée nationale "hôpital mort" visant à dénoncer les conditions de travail des personnels hospitaliers.

Danielle Astier, infirmière anesthésiste à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux.
Danielle Astier, infirmière anesthésiste à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. © Radio France - Louise Buyens

Bordeaux, France

Les personnels hospitaliers manifesteront partout en France ce jeudi 14 novembre pour une journée "hôpital mort". Ils dénoncent le manque d'effectif et la pénibilité de leur travail et réclament une revalorisation de leur salaire et plus de considération. Danielle Astier, infirmière anesthésiste depuis 30 ans à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, ira manifester. 

Depuis quelques années, Danielle Astier voit ses collègues quitter l'hôpital public pour rejoindre des établissements privés où ils sont plus nombreux, mieux payés et bénéficient d'une meilleure reconnaissance. Mais l'infirmière anesthésiste reste profondément attachée à la notion de service public. "Ça fait partie de mon ADN de pouvoir soigner tous les gens et qu'il y ait un maximum de personnes qui puissent venir à l'hôpital parce que c'est le dernier endroit où vous pouvez vous faire opérer quelque soit votre catégorie socio-professionnelle", confie-t-elle.

"On nous demande d'être performants et rentables"

Pourtant aujourd'hui, exercer son métier dans de bonnes conditions est devenu compliqué. "Petit à petit on nous demande d'être performants et rentables donc il a fallu avoir une cadence au niveau de l'arrivée des patients, de leur mise en place, des interrogatoires", détaille Danielle Astier. 

Ce quotidien difficile de travail pèse sur sa vie personnelle.

Je ramène à la maison l'énervement, la fatigue, le découragement. Je suis submergée par les problèmes qu'il y a à l'hôpital

Danielle Astier redoute que son poste puisse être menacé par l'arrivée des infirmiers en pratique avancée. Ils peuvent obtenir la spécialité d'anesthésiste après une formation tandis que Danielle Astier avait dû obtenir un master. Par ailleurs, son salaire n'a pas été valorisé depuis dix ans. C'est aussi ce "manque criant de considération", dit-elle, qui la pousse dans la rue pour aller manifester.

Un rassemblement à Bordeaux à 13h

En Gironde, un rassemblement est organisé à Bordeaux à 13h devant l'Agence régionale de Santé (103b rue Belleville), puis le cortège se dirigera vers le centre-ville. A 16h, une assemblée générale doit se tenir place de la Comédie pour décider de la suite à donner au mouvement. La mobilisation girondine a été organisée à l'appel de l'intersyndicale CGT, Sud, CFDT, FO et Unsa.  

L'ensemble des services du CHU de Bordeaux, qui regroupe notamment les hôpitaux Saint-André, Haut-Lévêque et Pellegrin, doivent se mobiliser. C'est une première depuis le début du mouvement de grogne des personnels hospitaliers et la naissance du collectif inter-urgences il y a plus de sept mois. 

Les syndicats des soignants envisagent également de manifester le 5 décembre prochain, aux côtés de la SNCF, de la RATP et des autres syndicats pour dénoncer la réforme des retraites. 

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