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Santé – Sciences

Journée mondiale de l'asthme : dans la région, la prévention innove ces dernières années

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Par , France Bleu Maine

En France, l'asthme touche 4 millions de personnes (4% des Sarthois sont traités pour cette maladie respiratoire). Favorisé par l'environnement mais aussi en raison de prédispositions génétiques, l'asthme se soigne. Côté prévention, on s'améliore avec des dispositifs innovants ces dernières années.

Yann Roud, responsable du département prévention à la Caisse primaire d'assurance maladie au Mans.
Yann Roud, responsable du département prévention à la Caisse primaire d'assurance maladie au Mans. © Radio France - Kathleen Comte

Sarthe, France

Ce mardi, c'est la journée mondiale de l'asthme. L'occasion de s'intéresser à cette maladie respiratoire qui touche environ quatre millions de Français, soit plus que le diabète. En Sarthe, 4,1% des habitants du département sont traités pour de l'asthme (majoritairement des personnes âgées de 60 ans et plus). Favorisé par l'environnement : pollution, humidité, poussière, effort physique, tabac... Mais aussi en raison de prédispositions génétiques, l'asthme se soigne. 

Il existe différents traitements, ceux dits de crise comme la Ventoline mais aussi des traitements dits de fond. Côté prévention on se modernise aussi grâce notamment à deux dispositifs : une ligne téléphonique et une application. Une bonne façon de toucher un public plus large.

Sophia Asthme, un service d'accompagnement téléphonique gratuit

Sophia Asthme a été lancé en 2014 pour une phase test. Le service s'est ensuite répandu partout en France en 2017. En tout, six plateformes sont déployées sur tout le territoire et 220 infirmiers-conseillers répartis dans l'Hexagone appellent les patients adhérents à Sophia. En Sarthe, il y en a plus de 1 000. 

Des personnes entre 18 et 44 ans qui prennent des traitements réguliers comme l'explique Yann Roud, responsable du département prévention à la Caisse primaire d'assurance maladie au Mans : "Au-delà de la documentation, il y a des infirmiers-conseillers qui vont appeler pour rappeler l'importance de la prise quotidienne de son traitement, mais aussi répondre à des questions auxquelles le médecin traitant n'aurait pas eu le temps de répondre."

Asthme Active, une application sur smartphone

En 2017, un autre dispositif a été déployé : Asthme Active, une application téléchargeable via smartphone (depuis son lancement, l'application a été téléchargée 18 000 fois). "C'est un autre moyen de mieux connaître et de mieux contrôler son asthme", poursuit Yann Roud. "L'application va permettre plusieurs choses : entre autres, d'indiquer ces rendez-vous médicaux mais aussi voir si son asthme est contrôlé. Enfin, les patients vont pouvoir entrer les médicaments qu'ils doivent prendre pour avoir des alertes et ne pas oublier au quotidien leur traitement de fond." 

Pour Yann Roud, ces nouveaux dispositifs sont une bonne façon de toucher un public plus large : "_On veut toucher le plus de monde possible_. Aujourd'hui, les smartphones font partie du quotidien de beaucoup de monde, c'est pratique, interactif, c'est un support qui permet plein de choses assez pragmatiques et faciles."

Une personne sur deux ne prend pas de traitement de fond

Favorisé par l'environnement : pollution, humidité, poussière, effort physique, tabac... Mais aussi en raison de prédispositions génétiques, l'asthme agit sur les bronches. Celles-ci se rétractent, l'air passe donc moins bien déclenchant souvent des sifflements. Pour soigner cette maladie respiratoire, il existe des traitements de crise comme la Ventoline, mais aussi des traitements de fond. Problème, une personne sur deux atteinte d'asthme n'en prend pas

Françoise Maillard est pharmacienne au Mans, pour elle ces traitements de fond sont importants, il ne faut pas les négliger : "Tous les médecins qui suivent des asthmatiques prescrivent des traitements de fond mais les gens ne le renouvellent pas parce que dès que ça va mieux on a tendance à ralentir son traitement. Nous on essaye de les sensibiliser au maximum, c'est le travail du pharmacien, il faut vraiment essayer de garder son traitement de fond en permanence. Un asthmatique oublie qu'il a été malade quand il n'est pas en période de crise. Si on peut arriver à éviter les crises, après on peut soigner la maladie comme il faut."

Et les professionnels de santé alertent. En cas de crise d'asthme, l'étouffement peut survenir. Environ 1 000 personnes en meurent chaque année en France. Dans la région, une cinquantaine de décès liés à l'asthme ont été comptabilisés entre 2011 et 2013.