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Santé – Sciences

Journée mondiale de l'AVC : "C'est un combat de tous les jours"

samedi 28 octobre 2017 à 18:44 Par Nicolas Tarrade, France Bleu Limousin et France Bleu

A l'occasion de la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux ce dimanche, rencontre avec une haut-viennoise qui a eu un AVC en mars 2015. Depuis, tout a changé dans sa vie. Pourtant, elle garde un état d'esprit combatif et veut partager sa joie de vivre.

Photo d’illustration
Photo d’illustration © Maxppp - jaboutier

Un matin printanier. Sylvie aurait dû aller travailler ce jour-là. Cette patiente, qui habite près de Limoges, se rappelle de quelques détails : "je sais que j'ai eu le temps de prendre mon petit-déjeuner, de sortir mon chien, de prendre ma douche. Après, je n'ai plus de souvenirs. Quand je me suis réveillée, j'étais à l'hôpital".

Son patron donne l'alerte

En fait, elle apprendra quelques jours plus tard que c'est son patron de l'époque qui a donné l'alerte. "Vu que j'arrivais toujours en avance au travail, il s'est inquiété. Il a prévenu un ami à moi, qui est venu me chercher. Mon ami avait bien fait le diagnostic aux pompiers, ils ont envoyé une ambulance rapidement. Mais c'était déjà trop tard", avoue-t-elle.

Son accident vasculaire cérébral aura donc été traité trop tard. Quelques jours après, elle ne pouvait pas du tout marcher, ni même manger ou utiliser son bras. Il lui aura fallu plus de deux ans de rééducation pour recouvrer autour de 80% de ses capacités. Un combat de tous les jours. "Je me suis beaucoup équipée d'objets pour les hémiplégiques, comme un couteau-fourchette. J'ai aussi par exemple une table spéciale pour préparer mes repas parce que je fais tout, toute seule", ajoute-t-elle.

Là, ma vie est fichue du jour au lendemain

Malgré tout, cette patiente haut-viennoise fait tout son possible pour garder le moral. "C'est très dur de supporter son état, je ne me supportais pas comme ça. J'étais très active avant. Là, ma vie est fichue du jour au lendemain. On ne peut plus du tout faire les activités qu'on faisait avant. Mais il faut toujours garder la niaque, c'est un combat de tous les jours", explique-t-elle.

Après son AVC, Sylvie a été prise en charge par Hémipass, une équipe mobile du service de médecine physique et réadaptation du CHU de Limoges, qui se déplace sur toute la Haute-Vienne, au domicile de patients ayant des séquelles d’accident vasculaire cérébral. "Ils sont très à l'écoute, toujours présent à nos côtés. Ils font des diagnostics régulièrement pour suivre l'après-AVC. C'est une très bonne équipe", confie Sylvie. Et d'ajouter : "ils nous aident vraiment à gérer. Par exemple, les ergothérapeutes du service sont venus voir si mon logement était adapté. La neuropsychologue va venir voir dans quel état d'esprit vous êtes, et les médecins font bien évidemment des rendez-vous réguliers".

En Nouvelle-Aquitaine, selon des études récentes, c'est près de 2 AVC par heure. Autre chiffre, l'an passé en Limousin, près de 260 personnes sont mortes suite à un AVC, pour plus de 2.400 hospitalisations. Alors il est très important de réagir vite et de traiter à temps un accident vasculaire cérébral.