Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Journée mondiale de l'AVC : un centre pour réapprendre à vivre après un accident vasculaire cérébral

dimanche 29 octobre 2017 à 6:03 Par Clémence Dubois-Texereau, France Bleu Touraine et France Bleu

Chaque année, 150.000 personnes sont victimes d'un accident vasculaire cérébral. En Indre-et-Loire, 1.500 personnes sont concernées. Et le département dispose d'un centre qui permet de réapprendre les gestes du quotidien et de pouvoir envisager de retravailler.

Le centre peut accueillir 13 patients. La liste d'attente est de six mois.
Le centre peut accueillir 13 patients. La liste d'attente est de six mois. © Radio France - Clémence Dubois-Texereau

Louestault, France

A l'UEROS (Unité d’Évaluation, de Réentraînement et d’Orientation Sociale et/ou professionnelle) de Louestault, on énumère les points positifs et négatifs de sa semaine. Sport, cuisine, pour les 13 patients du centre, ces activités redeviennent un plaisir. Avec l'UEROS, ils réapprennent les gestes du quotidien. "Ça peut être faire ses courses, se laver, faire la cuisine" note Céline Scellier, neuropsychologue. Pour Christophe, qui a fait un AVC en 2011, ça passe par un planning adapté et rôdé : " c'est avec des horaires précis. Par exemple, je me lève, je prends mon petit-déjeuner, je m'occupe de mes volailles, je les bichonne un peu." Et il sait qu'après un AVC il ne peut pas tout faire aussi facilement : "je prépare mon déjeuner mais je m'y mets tôt parce que je sais que mes réflexes sont ralentis et qu'il me faudra plus de temps. Et surtout je m'offre des petites pauses et des siestes de 15 minutes pour me reposer et mieux réfléchir."

Après un AVC, il y a des séquelles invisibles. Et les familles ont parfois du mal à comprendre les séquelles post-AVC. "Mes enfants ont mis deux ans à l'accepter" explique Christophe. C'est grâce à de la documentation que Christophe les a convaincus "mais au départ ils n'acceptaient pas que je sois différent" .Christophe est loin d'être un cas isolé selon Céline Scellier : "Les familles doivent apprendre à faire face à un changement de comportement, parfois à un changement d'humeur aussi. Ce n'est pas évident."

Du bénévolat pour nouer du contact

Mais se réadapter au quotidien peut aussi passer par du travail rémunéré ou non. 30% des patients arrivent à retrouver une activité rémunérée. Mais pour les autres il y a aussi le bénévolat. C'est le cas de Georges qui a fait un AVC en 2013. Cet ancien plaquiste a certes quelques regrets de "sa vie d'avant" : "j'avais gravi tous les échelons pour devenir chef de chantier et puis j'ai eu mon accident." Mais le bénévolat a été une vraie bouffée d'air : " ça permet d'aider les autres et d'être actif" indique-t-il. Un travail non rémunéré qui s'adapte à son handicap : "je ne peux pas travailler 8 heures d'affilée. Je ne peux pas non plus rester trop longtemps debout ou trop longtemps assis. Là je fais des pauses comme je veux."

L'UEROS est presque victime de son succès. Avec des thérapies de six mois réparties par session de 5 semaines, le centre compte aujourd'hui une liste d'attente de six mois.