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Journée mondiale de lutte contre le cancer : "on avance lentement, mais on avance"

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Par , France Bleu Bourgogne

Ce mardi 4 février c'est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Première cause de mortalité chez l'homme (la deuxième chez la femme), le cancer tue chaque année en France 150 000 personnes. Un chiffre en constante augmentation depuis trente ans. On fait le point en Côte-d'Or.

Cancer - illustration
Cancer - illustration © Maxppp - Franck Fernandes

Le professeur Gilles Truc, est encologue et radio thérapeute au centre Georges François Leclerc à Dijon. Il était l'invité de France Bleu Bourgogne ce mardi pour évoquer la journée mondiale de lutte contre le cancer. 

40 % des cancers sont liés à nos modes de vies. Est-ce que cela veut dire que quatre cancers sur dix pourraient être évités ?

Effectivement, on peut avoir un impact positif sur la survenue d'un cancer en modifiant certaines de nos pratiques, en particulier le tabac, l'alcool , l'alimentation mais aussi la pratique du sport qui est un vrai plus. Des études montrent d'ailleurs à propos du sport qu'il permet de réduire par exemple le risque d'un cancer du sein ou du colon de 25% à 40%, et lorsqu'on a eu un cancer, cela diminue aussi le risque de récidive, cela améliore la qualité de vie et permet de diminuer la mortalité. 

Quand on a fumé pendant dix, vingt ou trente ans, cela sert-il vraiment à quelque chose d'arrêter ou est-ce trop tard ? 

Cela sert toujours d'arrêter même si l'impact ne sera pas le même. Si vous arrêtez à 40, 50 ou 60 ans, on ne revient jamais à un état normal, en revanche, c'est toujours bénéfique et pas simplement pour la réduction contre le cancer, mais aussi pour la qualité de vie en général et la santé cardiovasculaire aussi. 

Le Pr Gilles Truc, cancérologue et radio thérapeute au Centre Georges François Leclerc à Dijon.
Le Pr Gilles Truc, cancérologue et radio thérapeute au Centre Georges François Leclerc à Dijon. © Radio France - Christophe Tourné

Pourtant, on connaît tous quelqu'un qui a développé un cancer en ayant pourtant une vie saine...

Un tiers des Français pense qu'on ne peut rien faire contre la survenue d'un cancer, C'est une idée fausse. On peut modifier ses comportements. Les cancers dont on ne peut rien sont d'origine génétique et ils ne représentent que 7% des cas. Pour les autres, c'est soit la faute à "pas de chance", soit pour 40% liés à nos comportements. 

En Côte-d'Or et à Dijon, est-on plus touché que la moyenne nationale ? 

Nous sommes à peu près dans la moyenne nationale. Il y a un peu plus de cas de cancer éventuellement dans le Nord Côte-d'Or. Pour l'Yonne et la Nièvre en revanche, le taux de mortalité par cancer est un peu plus élevé. Cela s'explique par l'accès au dépistage contre le cancer du sein ou de l'utérus. Plus on les dépiste tôt, mieux on arrive à les traiter et avec des conséquences moins lourdes pour le patient. 

A partir de quand faut-il se faire dépister et à quelle fréquence ? 

En ce qui concerne les cancers du sein et du colon, c'est à partir de 50 ans et jusqu'à 74 ans tous les deux ans. Pour d'autres types de cancers comme la prostate ou la peau, cela est plus individuel mais il est préférable d'en parler avec son médecin ou de montrer sa peau à un dermato

L'annonce du cancer reste-t-elle toujours un choc énorme aujourd'hui ? 

Oui à la fois pour le patient mais aussi pour tout son entourage, avec des impacts importants familiaux, personnels et professionnels, c'est indéniable. L'image du cancer toutefois s'améliore parce que les traitements et les prises en charge s'améliorent. On a une diminution de la mortalité. Le nombre de cancer reste important mais on note une diminution chez l'homme par tranche d'âge. Il y a en plus des progrès permanents et l'accès à l'innovation. On avance lentement mais on avance.

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