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Santé – Sciences

Journée nationale de mobilisation des apiculteurs : les Bretons en première ligne

jeudi 7 juin 2018 à 4:49 Par Valérie Le Nigen, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

Journée nationale de mobilisation des apiculteurs aujourd'hui. Ils demandent des aides d'urgence et l'arrêt immédiat de l'utilisation des néonicotinoïdes. Les Bretons ont été les premiers à organiser des convois mortuaires et seront nombreux aujourd'hui à Paris.

Des apiculteurs devant les ruches mortes
Des apiculteurs devant les ruches mortes © Radio France

Bretagne, France

Hier, les apiculteurs bretons qui campent depuis lundi devant la Préfecture de Région à Rennes, ont été reçus par Loïg Chesnais-Girard. Le président du Conseil Régional de Bretagne leur a promis le vote rapide d'une aide d'urgence. "C'est la première réponse positive depuis le départ du convoi mortuaire début avril" réagit José Nadan, président du Syndicat National des Apiculteurs. "Mais la réponse écologique doit aussi être à la hauteur."

Les craintes de dérogation à l'interdiction des néonicotinoïdes

Récemment l'Europe a interdit l'utilisation de trois néonicotinoïdes. La mesure devrait être appliquée à l'automne mais les apiculteurs craignent des dérogations. Ils ont le sentiment que les raisons de l'hécatombe ne sont pas prises au sérieux par les pouvoirs publics. En Bretagne et dans les Pays de la Loire, l’État a mis en place un Observatoire de la Mortalité et de l'Affaiblissement des Abeilles (OMAA). Selon les apiculteurs sinistrés, les techniciens ou vétérinaires ne procèdent à aucune recherche toxicologique ou enquête sur les cultures voisines. "Ils se contentent de compter les varroas, ces parasites de l'abeille. Comme si leur diagnostic de la situation était déjà établi. Comme s'il n'y avait pas à se demander pourquoi les abeilles sont si fragiles cette année face à ces parasites connus" déplore Fabien, apiculteur professionnel depuis une quarantaine d'année près de Guémené-sur-Scorff dans le Morbihan. 

L'OMAA et la Préfecture de Région n'ont pas, pour l'instant, répondu à notre demande d'information sur le fonctionnement de cet observatoire. 

En Bretagne, on compte environs 60 apiculteurs professionnels et plusieurs centaines d'apiculteurs amateurs. Selon le syndicat national des apiculteurs, dans la région, depuis le début de l'année, 20 000 colonies sont mortes sur le 60 000 recensées.

Les apiculteurs bretons qui campaient devant la Préfecture de Région depuis lundi, sont aujourd'hui à Paris. Une manifestation devant la préfecture de Quimper est également prévue de 10h à 12h.