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Journée nationale de prévention du suicide : "tout le monde peut agir"

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Par , , France Bleu Auxerre

Ce lundi, c’est la journée nationale de prévention du suicide. Un fléau qui tue encore près de 10 000 personnes chaque année en France, mais la prévention a fait beaucoup de progrès.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Sigrid Olsson

En France, on compte encore près de 10 000 suicides par an. C’est un chiffre qui fait froid dans le dos, même s’il est en baisse. Dans l’Yonne, la tendance est la même, avec 55 suicides en 2015 : c’est 30 de moins qu’en 2011.

Les jeunes filles et les personnes âgées sont les plus fragiles

Dans le département, ce sont les jeunes filles entre 15 et 19 ans et les personnes âgées qui sont les plus confrontées aux tentatives de suicide. Ces publics sont plus sensibles et en proie à la solitude.

Pour Pierre Vandel, psychiatre et président de l'Observatoire Régional de Santé en Bourgogne-Franche Comté, la politique de prévention mise en place depuis 2010 est en train de porter ses fruits. Elle permet d’aider les personnes fragiles à sortir de la solitude : "la prévention du suicide passe par des formations pour les professionnels de santé, en particulier les médecins généralistes qui sont en première ligne", explique le médecin. 

Les progrès de la prévention

Il évoque aussi l’information à destination des jeunes, en milieu scolaire et celle en direction du grand public : "c’est comme un brevet de secourisme psychique : apprendre les premiers gestes à faire, les premières paroles à transmettre… Il n’est pas besoin d’être soignant ou spécialisé en psychiatrie pour intervenir et prévenir ces situations de crise et de souffrance", ajoute Pierre Vandel.

En parler aux professionnels et à la personne concernée

Pour autant, selon ce médecin, quand on est face à une personne qui va mal, quand on se fait du souci pour un proche, un ami ou un collègue, il ne faut pas rester seul avec ses craintes et ses inquiétudes : "il faut transmettre sa préoccupation à un professionnel et demander de l’aide", explique Pierre Vandel. 

Surtout, il faut en parler à la personne elle-même : "Il faut manifester son inquiétude à la personne concernée. Il faut lui dire clairement qu’on se fait du souci. « Je m’inquiète pour toi, je te sens mal, j'ai l'impression que tu ne vas pas bien» : ces mots-là sont déjà protecteurs car ils permettent de montrer à la personne qu’elle n’est pas seule et qu’on a compris ses souffrances".

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