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Santé – Sciences

Journée santé morte : les cabinets médicaux fermés ce vendredi pour protester contre la loi santé

jeudi 12 novembre 2015 à 17:31 - Mis à jour le vendredi 13 novembre 2015 à 7:33 Par Julie Guesdon, France Bleu

Tous les professionnels de santé sont invités à faire grève ce vendredi contre le projet de loi de Marisol Touraine et le tiers payant généralisé, les syndicats de médecins libéraux jouant la carte de l'unité.

Les professionnels de santé protestent contre la généralisation du tiers payant.
Les professionnels de santé protestent contre la généralisation du tiers payant. © Maxppp

Généralistes, spécialistes et chirurgiens (CSMF, MG France, FMF, SML, Bloc) feront front commun ce vendredi pour protester contre le projet de loi santé de Marisol Touraine, avant le retour du texte en deuxième lecture à l'Assemblée nationale lundi prochain.

Des cabinets seront fermés, des opérations programmées dans les établissements privés annulées et les urgences pourront être redirigées vers l'hôpital public. "Il y aura des blocages sérieux dans certaines villes où les médecins sont extrêmement motivés", comme à Toulouse, Lyon ou Grenoble, estime Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui "lutte" contre un texte visant à "réduire en miettes la médecine libérale et l'hospitalisation privée".  D'autres professions concernées par le texte, comme les infirmiers et les dentistes, soutiendront également le mouvement de grève.

Des opérations escargot ont débuté ce vendredi à Lyon, Lille, Reims, Strasbourg, Bordeaux, Reims, Toulouse en Paca ou encore en région parisienne.

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Le ministère de la Santé a assuré avoir pris toutes les dispositions pour que "chaque patient puisse être pris en charge dans de bonnes conditions". Mais la Fédération hospitalière de France fustige ceux "qui font fi de leurs obligations" et laisseront "seuls les hospitaliers publics répondre aux besoins de santé des Français"

Rassemblements à partir de vendredi, manifestation lundi devant l'Assemblée

L'objectif de la grève ? "Montrer clairement à toute la France que le monde des libéraux est réveillé et ne laissera pas passer (le projet de Marisol Touraine) sans rien faire" explique Eric Henry, président du Syndicat des médecins libéraux. La mobilisation prendra diverses formes (grève des gardes, opérations escargot, rassemblements à partir de vendredi, manifestation devant l'Assemblée lundi) et se poursuivra "en fonction de ce top départ d'un mouvement unitaire massif", prévient Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. 

Les plus radicaux, comme le Bloc ou l'association de médecins UFML, appellent déjà à un arrêt d'activité "de plusieurs jours", afin de montrer "ce qui se passera demain" avec l'application de la loi. Mais c'est surtout la généralisation du tiers payant à tous les assurés d'ici à 2017 qui est dans le viseur des praticiens depuis plus d'un an. Concrètement, les patients n'auront plus à avancer les frais d'une consultation, les médecins étant remboursés directement par l'assurance maladie et les mutuelles. 

Mesure de _"justice sociale" ou "usine à gaz" ? Les médecins, qui redoutent des retards de paiement et de nouvelles tracasseries administratives, ont tranché depuis longtemps. S'ils se disent favorables à un "tiers payant social"_ pour les patients les plus modestes (bénéficiaires de la CMU-C ou de l'aide à la complémentaire santé), ils appellent à refuser son application à tous. 

"Nous ne le ferons pas. Nous ne pouvons pas gérer la complexité du système d'assurance maladie", résume Claude Leicher, rappelant qu'il existe plus de 500 complémentaires santé. Le gouvernement a toujours promis que le dispositif serait "simple". Mais le rapport commandé aux organismes d'assurance maladie, qui avaient jusqu'au 31 octobre pour proposer des pistes de mise en oeuvre, se fait toujours attendre.