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Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

L'AOC de Bordeaux vote des mesures pour acter la sortie des pesticides

lundi 20 février 2017 à 4:00 - Mis à jour le lundi 20 février 2017 à 8:22 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu

Le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur vient d'inscrire dans son cahier des charges, cinq mesures actant officiellement la démarche de sortie des pesticides annoncé par le CIVB il y a un an.

Des vignes dans l'Entre-Deux-Mers
Des vignes dans l'Entre-Deux-Mers © Radio France - Stéphanie Brossard

Bernard Farges, qui était à l'époque président du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, s'était engagé en avril 2016, à "faire sortir les vins de Bordeaux des pesticides", et ce dans la foulée du scandale de l'émission de France 2, Cash Investigation, et sous la pression combinée des associations et riverains dénonçant les effets sur la santé. Premier acte officiel de cette volonté affichée et désormais martelée à haute voix du Conseil Interprofessionnel des vins de Bordeaux : le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur a voté lors de sa dernière assemblée générale et donc inscrit dans son cahier des charges, cinq mesures actant officiellement cette démarche. C'est le premier syndicat AOC de Bordeaux à le faire.

Un acte fort selon la profession

Parmi ces cinq mesures phares : l'interdiction de désherber chimiquement la totalité de ses vignes, et surtout l'obligation pour chaque exploitation de mesurer et de connaître son "Indice de Fréquence de Traitement" (sorte de compteur, de tableau de bord, qui permet de constater si le nombre de produits utilisés et les cadences de pulvérisation sont en baisse ou pas, d'une année à l'autre, en fonction de la météo, des millésimes... etc). La volonté est d'aller vers "plus de transparence", et de "responsabiliser les viticulteurs", pour "un jour peut-être aboutir la disparition complète des produits phyto-sanitaires", explique Hervé Grandeau le président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, qui évoque une "première étape historique".

De la poudre aux yeux pour les anti-pesticides

Afficher cette volonté de réduire les pesticides, peut-être, mais "ce qu'on nous ne dit pas" selon Marie-Lys Bybeyran, l'un des visages du combat contre les pesticides dans le Médoc, c'est que les doses qu'ils utilisent reviennent peut-être moins souvent mais que ces produits sont hyper concentrés et donc dangereux. Ça démontre juste la volonté d'en rester sur un discours de parade : que dit-on pour donner l'illusion que l'on fait quelque chose".

Des viticulteurs du Bordelais qui en ont assez d'être montrés du doigt

Jean-Luc Pion est installé à Haux - Radio France
Jean-Luc Pion est installé à Haux © Radio France - Stéphanie Brossard

A Haux et Daignac dans l"Entre-Deux-Mers, Jean-Luc Pion et Véronique Barthe ne parlent pas de révolution. Car, disent-ils, déjà, ils ont réduit l'intensité des traitements d'eux-mêmes, et consignent tout dans leur cahier de bord, avant même que leur syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur ne les incite à faire attention à leurs pratiques. Tous deux reconnaissent que "c'est un signe fort qu'un syndicat s'empare du sujet officiellement" et ça n'est qu'une "adaptation d'un cahier des charges, à l'air du temps et aux pressions environnementales".

Véronique Barthe raconte aussi qu'elle en a assez d'être dans le collimateur, depuis Cash Investigation : "on ne fait plus comme nos parents il y a 20 ans. On a fait un bond gigantesque et on a été montré comme des bandits alors qu'on fait des efforts". Jean-Luc Pion ajoute que ses abeilles et ses ruches installées sur son exploitation il y a 10 ans ne seraient plus là, s'il détruisait la nature".

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