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Dossier : Coronavirus Covid-19

L'armée face au coronavirus dans le Grand Est : "Ne pas tenir n'est pas une option, nous tiendrons"

Dans le Grand Est, l'armée se mobilise pour soulager les services de santé surchargés. A Mulhouse, l'hôpital militaire de campagne devrait être opérationnel ce mardi. A Metz, l'hôpital Legouest libère 60 lits. Les militaires de la région s'attendent à un combat "de longue durée".

"Pour que le moral tienne, il va falloir faire tourner le personnel", explique le Lieutenant-Colonel Desmadryl, de la zone de défense Est.
"Pour que le moral tienne, il va falloir faire tourner le personnel", explique le Lieutenant-Colonel Desmadryl, de la zone de défense Est. © Maxppp - Philippe de Poulpiquet

A Mulhouse, l'hôpital militaire de campagne est monté. Ce lundi, les dizaines de soldats mobilisés ont fini d'installer ce qu'on appelle un EMR (Élément militaire de réanimation). Des tests de sécurité sont en cours pour une mise en service espérée ce mardi. Cet EMR est en mesure d'accueillir plusieurs dizaines de patients en réanimation. Parmi les encadrants de cet hôpital de campagne : au moins deux réservistes. Sur place, 30 lits sont disponibles (cinq modules de six lits). L'objectif est de désengorger une partie des services hospitaliers de la ville.

60 lits disponibles à Legouest

Pour faire face à l'épidémie et soulager les soignants, la mission des militaires dans le Grand Est ne se limite pas à cet hôpital de campagne alsacien. "L’hôpital d'instruction des armées Legouest de Metz est complètement mobilisé depuis le début. Ils ont dégagé 60 lits pour accueillir des cas de covid-19 ne nécessitant pas de réanimation, dans le cadre de leur partenariat avec les hôpitaux publics de Metz," explique le Lieutenant-Colonel Desmadryl, conseiller communication de l'Officier général, commandant la zone de défense Est, à Metz.

"Les structures de commandements sont également engagées. Les délégués militaires départementaux sont en première ligne et sont en dialogue permanent avec les autorités civiles. Sur la logistique aussi, pour le montage de Mulhouse, le régiment du matériel de Gresswiller en Alsace a fourni des chariots élévateurs lourds pour des manutentions."

Il faut aussi continuer à soutenir les militaires. On a toujours besoin de manger, on a toujours besoin de carburant dans les véhicules

Plusieurs dizaines de militaires infectés

Les militaires du Grand Est se retrouvent donc en soutien des soignants. Comme eux, ils n'échappent pas aux contaminations. Plusieurs dizaines de cas de contaminations ont été recensés dans les rangs de l'armée française. "On ne pouvait pas espérer passer à côté", confie le Lieutenant-Colonel Desmadryl. "Nous appliquons l'ensemble des mesures barrières. Les personnels soignants appliquent des protocoles sanitaires encore plus stricts. Chaque unité a des plans de continuité des activités en place. Des mesures de confinement et de télétravail ont été prises. Nous vivons une situation inédite."

Faire face à l'imprévu, c'est dans l'ADN du militaire. Ne pas tenir n'est pas une option, donc nous tiendrons

Un retour d'expérience pour les autres zones de défenses

Les militaires du Grand Est s'attendent désormais à un combat de longue durée. "Pour que le moral tienne, il va falloir faire tourner le personnel", ajoute le Lieutenant-Colonel Desmadryl. "Nous nous organisons pour que tout le monde ne tombe pas malade en même temps. Certains sont mis en réserve et confinés chez eux. On s'inscrit dans cette logique de durée."

Les autres zones de défense en France ont conscience que nous sommes les premiers, en première ligne. Nous ferons un retour d'expérience afin de partager les bonnes pratiques identifiées pour assurer un meilleur succès dans d'autres zones, quand cela aura lieu

Pour le moment, les militaires ne sont pas mobilisés pour soutenir les policiers et les gendarmes dans leurs missions de contrôles du confinement. "Les militaires n'ont pas vocation à se substituer aux forces de sécurité intérieure", confirme Olivier Desmadryl. "Il n'est pas, non plus, envisagé de faire revenir des militaires en opérations extérieures pour cette épidémie."

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