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Santé – Sciences

L'ARS penche pour la coronarographie à Cherbourg : en colère, le député Philippe Gosselin dénonce "un marché de dupes"

samedi 16 mars 2019 à 21:11 Par Caroline Felix, France Bleu Cotentin

L'Agence régionale de Santé préconise Cherbourg plutôt que Saint-Lô pour l'installation du service de coronarographie qui fait défaut pour l'instant dans le département. Ça ne plait pas du tout à ceux qui ont porté le dossier de l’hôpital saint-lois.

Le député Philippe Gosselin est aussi le président de l'association pour un centre de coronarographie pour la Manche
Le député Philippe Gosselin est aussi le président de l'association pour un centre de coronarographie pour la Manche © Maxppp - Christophe Morin

Manche, France

L’Agence Régionale de Santé (ARS) a informé ce vendredi les élus du Cotentin qu’elle proposerait à la Commission Spéciale pour l’Organisation des Soins (CSOS), le 28 mars prochain, l’implantation d’un plateau de coronarographie à l'hôpital Pasteur de Cherbourg.

"Une décision cynique de l'ARS" pour Philippe Gosselin

Philippe Gosselin député Les Répuiblicains de la 1ère circonscription (qui comprend Saint-Lô) a signé un communiqué pour dire sa déception, voire sa colère. Cela fait trois ans qu'il défend ce plateau de coronarographie à Saint-Lô, à travers l'association pour un centre de coronarographie pour la Manche, dont il est président.

"C'est un marché de dupes ! Je vois dans la décision de l'ARS quelque chose d'assez cynique. En réalité elle est liée à des pressions notamment des libéraux à Caen qui voient d'un mauvais œil l'ouverture d'un centre de coronarographie dans la Manche puisque ce sont des actes en moins pour eux. C'est trois millions d'euros de chiffre d'affaires en moins pour pour la clinique privée de Caen."

Pas assez d'actes médicaux prévus

D'après lui, l'ARS sait déjà que ce plateau de coronarographie à Cherbourg est voué à l'échec, notamment à cause d'un bassin de population trop petit. Il faut au moins 500 actes médicaux pour que le service fonctionne normalement, ce sont tout juste les prévisions pour le futur service de l'hôpital de Cherbourg. "Nous sommes persuadés que d'ici à quelques temps, on constatera que Cherbourg ne peut pas fonctionner dans des conditions normales, à la fois parce à cause du manque de pérennité du personnel, à la fois parce que le seuil (d'actes médicaux, NDRL) n'est pas suffisant.  On en arrivera à la conclusion que Cherbourg ne peut pas fonctionner, qu'on a donné sa chance à la Manche et donc c'est Caen qui continuera à emporter le morceau. La clinique et le CHU auront fait entre temps le nécessaire pour absorber le service."

Le député voit également dans la décision de l'ARS une conséquence directe de la forte mobilisation des syndicats de cet hiver contre le plan social de l'hôpital Pasteur. D'après lui l'ARS a voulu _"acheter la paix sociale"_sans prendre en compte les besoins médicaux.

Réponse de la députée Sonia Krimi

Aux antipodes, la député LREM de la Manche Sonia Krimi, qui défend le dossier de l'hôpital cherbourgeois, est ravie. Même si "on a gagné une bataille mais pas la guerre", rappelle-t-elle. Pour elle cette décision, est un pas de plus "vers l'égalité des soins sur le territoire en ce qui concerne les maladies cardiaques."

Quant aux critiques : "L'ARS, ce sont des techniciens, ils n'ont pas voté pour faire plaisir aux élus du Cotentin. Il y a des vrais arguments techniques derrières qui précisent que nous avons tout ce qu'il faut pour accueillir ce plateau. Ça va attirer des cardiologues chez nous et nous donner une bouffée d'oxygène."