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L'ARS : vers une évolution ou une révolution dans l'après-coronavirus ?

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Par , France Bleu Mayenne

Les Agences Régionales de Santé sont la cibles de critiques dans plusieurs départements dont la Mayenne. Trop technocratique, déconnectée du terrain plusieurs acteurs mayennais du monde de la santé et de la politique appellent à un changement de mode de gouvernance.

L'ARS Pays de la Loire
L'ARS Pays de la Loire © Maxppp - Olivier Lanrivain

Elle est sous le feu des projecteurs, mais aussi sous le feu des critiques. L'agence Régionale de Santé, cette structure publique qui existe depuis 2010 dans toutes les régions de France avec des antennes par département. Chargée d'appliquer les politiques de santé, beaucoup d'acteurs l'ont critiqué en Mayenne. Le président du conseil départemental l'a même accusé lundi de stigmatiser le département en donnant des "chiffres alarmistes sans mise en perspective" concernant le coronavirus. Cependant, bien avant la crise le monde de la santé tirait à boulets rouges sur l'établissement public et dénonçait une structure de technocrates et de financiers, présentés comme déconnectés du terrain.

"Des gens d'un niveau supérieur"

S'il salue la décision de l'Agence Régionale de Santé d'ouvrir dès le début de la crise huit centres de consultations médicales en Mayenne, Luc Duquesnel médecins mayennais ne comprend toujours pas pourquoi elle a décidé de les fermer le 10 juillet, à l'aube du regain de l'épidémie. "Depuis le mois de février, les ARS ont bien géré les services de réanimation des hôpitaux, mais elles ont été très loin du terrain" commente-t-il. Le président de la branche généraliste de la Confédération des Syndicats Médicaux Français estime que les responsables départementaux des ARS doivent être plus expérimentés. "Il faut les 'upgrader', c'est à dire prendre des gens d'un niveau supérieur pour les délégations territoriales des départements où ne se trouve pas le siège de l'ARS" termine-t-il. 

L'ARS appliquerait une politique de santé sans concertation dénoncent certains acteurs, ne devant des comptes qu'à son autorité : le ministère de la Santé. C'est une petite musique entendue depuis longtemps et qui se serait vérifiée pendant la crise de la Covid-19. Maxime Lebigot, président de l'Association de Citoyens Contre les Déserts Médicaux participe trois à quatre fois dans l'année aux conseils territoriaux menés par l'ARS. "À chaque fois on nous présente des dossiers ,mais tout est ficelé. Nous ne sommes que consultés ? C'est un espace de dialogue entre médecins et directeurs d'établissements de santé quoi. Pour nous dans ce genre de réunion, il manque la base : des infirmiers, des aides-soignants et les usagers au sens large du terme" explique ce professionnel de l'hôpital de Laval. 

Décentraliser

Pour le député mayennais Guillaume Garot, l'Agence Régionale de Santé doit revoir son mode de fonctionnement. Le parlementaire, très engagé sur la question des déserts médicaux par exemple, espère que les multiples auditions de ses représentants à l'Assemblée nationale le permettront. D'après l'élu socialiste, il est temps de décentraliser certains pouvoirs de l'ARS, sur le volet de la prévention notamment. "Aujourd'hui tout le monde parle de prévention pour la santé et c'est très bien. Cela concerne le sport, l'éducation, l'alimentation mais on agit beaucoup moins. Je considère que si les régions ou les départements avaient la capacité à concevoir et conduire cette politique de prévention pour la santé publique et bien on serait sans doute beaucoup plus efficace" termine l'élu. 

Beaucoup d'élus mayennais et de soignants appellent à un changement de méthode, peu osent se positionner publiquement. Il y aura quoiqu'il arrive un avant et un après-coronavirus pour l'Agence Régionale de la Santé. Le Sénat a même créé une commission d'enquête pour l'évaluation "des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de la Covid-19".

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