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Santé – Sciences

L'association « Inseme » interpelle les candidats aux territoriales

vendredi 29 septembre 2017 à 21:05 Par Hélène Battini et Jérôme Susini, France Bleu RCFM

Inseme propose, à travers une charte, un statut spécifique pour la Corse en matière de transport et d’hébergement, pour les malades et leurs familles. Une charte que l’association soumet aux candidats aux élections territoriales de décembre prochain.

Laetitia Cucchi, la présidente de l'association Inseme
Laetitia Cucchi, la présidente de l'association Inseme © Radio France - Jérôme Susini

Corse, France

Selon Inseme, ces déplacements médicaux sont dus à l'absence de CHU en Corse. Pour résorber cette inégalité fasse a la santé, la charte consiste à obtenir un statut spécifique. Chaque année 18 000 déplacements ont lieu dans ce cadre-là, indique Inseme, qui propose qu'une négociation soit engagée avec le gouvernement et la sécurité sociale.

Laetitia Cucchi, présidente de l’association Inseme : « Un transport médical est remboursé par l’assurance maladie, mais dans certains cas on demande une entente préalable, le malade doit demander une autorisation avant de partir à la sécurité sociale. C’est le cas pour tous les déplacements qui vont au-delà de 150 kilomètres, donc pas de chance pour nous systématiquement en Corse lorsqu’on doit se déplacer on doit faire cette demande. C’est une énorme hypocrisie dans certains cas, il y a des spécialités qui n’existent pas en Corse. On sait pertinemment qu’un enfant qui a un cancer ne peut pas être soigné en Corse, comme un grand prématuré ou un grand brûlé, et pour autant on demande aux familles de manière complètement fictive de faire la demande d’autorisation et d’attendre qu’on dise oui ou non et c’est encore des démarches administratives et du temps perdu pour rien. »

"Des règles uniformes"

« Les règles de la sécurité sociale qui régissent actuellement les modalités de remboursement des transports doivent être modifiées. Il y a une spécificité que nous subissons qui est l’absence de CHU en Corse, face à elle on nous applique pourtant des règles uniformes qui s’appliquent partout ailleurs là où les besoins ne sont pas les mêmes. Nous demandons simplement que par dérogation dans certains cas et notamment pour les maladies les plus graves, on puisse en tenir compte. Air Corsica a ouvert une salle qui permet aux personnes malades d’attendre dans des conditions beaucoup plus dignes et respectueuses de leur état de santé un vol. Cela pourrait être imposé à toutes les compagnies qui navigueront ou voleront au travers des DSP dictées par la CTC. »