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Dossier : Coronavirus

Confinement en Lorraine : un risque de tensions exacerbé chez les jeunes autistes

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Les structures médico-sociales qui accompagnent de jeunes autistes font face à deux difficultés : l’exacerbation des tensions au sein des familles avec le confinement et la crainte de l’hospitalisation en quarantaine. Exemple avec l’association « Vivre avec l’autisme en Meurthe-et-Moselle ».

En raison du confinement, la crainte des professionnels est d’avoir des situations qui dégénèrent.
En raison du confinement, la crainte des professionnels est d’avoir des situations qui dégénèrent. © Maxppp - Simon Daval

Avec la fermeture des accueils de jour et la suspension de certaines consultations à domicile, les jeunes autistes se retrouvent confinés en famille. De quoi provoquer des situations difficiles. « Ce sont des tensions que l’on rencontre régulièrement, mais qui sont exacerbées du fait du confinement », explique Cyril Congré, directeur des établissements et services de Vivre avec l’autisme en Meurthe-et-Moselle.

Des consultations par téléphone et visio-conférences sont organisées pour les familles. « Nous travaillons beaucoup sur la guidance parentale à distance, précise le directeur de l’association. Nous leur expliquons les stratégies à mettre en place avec leur enfant. Mais parfois ce n’est plus réalisable, nous sommes obligés d’intervenir physiquement. »

Le risque c'est un jeune qui décompense complètement, et des potentiels passages à l’acte ou des coups portés.

Même si les familles ont un véritable savoir-faire, la crainte des professionnels est d’avoir des situations qui dégénèrent, « avec un jeune qui décompense complètement, et des potentiels passages à l’acte ou des coups portés. »

L’annonce d’Emmanuel Macron d’assouplir pour les autistes les conditions de confinement, en leur permettant notamment des sorties plus longues, a donc été accueillie avec satisfaction. 

Nous avons systématiquement la crainte d'avoir un jeune autiste atteint du Covid-19 car hospitaliser une personne autiste, c'est très compliqué

Mais le confinement n’est pas la seule inquiétude. « Nous avons systématiquement la crainte d’avoir un jeune autiste atteint du Covid-19, admet le directeur. Car hospitaliser une personne autiste, c’est très compliqué. » L’association a été confrontée récemment à une telle situation : le père d’un adolescent autiste a contracté le virus. « C’est le père qui était vraiment le garant émotionnel, explique Cyril Congré. Le fils se retrouve seul avec sa mère, qui n’a pas forcément les compétences ou la force du père pour s’occuper de l’adolescent. »

Des unités médico-sociales Covid-19 renforcées par des personnels éducatifs

Le jeune autiste a donc été placé en quarantaine, dans une unité médico-sociale adaptée à ses besoins : les équipes soignantes sont renforcées avec du personnel éducatif, capable d'accompagner les jeunes présentant des troubles du comportement. Tout a été mis en place pour protéger les personnels et éviter la propagation du virus.

Vivre avec l’autisme en Meurthe-et-Moselle compte aujourd’hui deux patients autistes en quarantaine. Dans chacun des cas, au moins trois professionnels ont été détachés pour accompagner l’adolescent. 

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