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Santé – Sciences

L'assurance maladie taille dans les remboursements

lundi 6 novembre 2017 à 5:11 Par France Bleu Poitou, France Bleu Poitou

Les dépenses superflues dans la santé, ça suffit ! La CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) dit "stop", notamment en ce qui concerne les transports des patients remboursés par l'assurance maladie.

Ambulance. Image d'illustration.
Ambulance. Image d'illustration. © Radio France - Jean-Michel Le Ray

Vienne, France

Dans la Vienne, selon les estimations, le remboursement des transports de patients devrait se monter à 18,7 millions d'euros pour 2017 : de l'argent public. Un chiffre qui augmente de 4 à 5% chaque année. En cause : le vieillissement de la population et la multiplication des maladies chroniques. Objectif fixé par le Parlement : limiter l'augmentation à 2% par an. Pour freiner la cadence, la CPAM lance une campagne d'information et rappelle les règles. Car non, quand vous devez vous faire hospitaliser par exemple, le transport n'est pas systématiquement remboursé. "Si vous pouvez vous déplacer par vos propres moyens, il n'y aura pas de prescription médicale, explique Maryline Lambert, directrice de la CPAM dans le département. Sinon, le médecin doit juger du mode de transport nécessaire : ambulance, véhicule sanitaire léger ou taxi".

Une fois les règles rappelées, il n'y a plus qu'à les faire respecter. "L'assuré ne doit pas solliciter un rendez-vous auprès de son transporteur s'il n'est pas muni d'une prescription, insiste Maryline Lambert. Le médecin ne pourra pas antidater la prescription, c'est une fraude. On refusera la prise en charge, les prescriptions doivent être établies avant la prise en charge." Dans ce cas-là ce sera donc au patient de payer. Et attention, la note grimpe très vite : pour faire 10 kilomètres comptez 144 euros en ambulance, environ 40 euros en transport assis. La CPAM assure qu'il y aura des contrôles.

Au-delà des abus réprimés, de nouvelles pratiques encouragées

La CPAM veut encourager deux comportement. D'abord, les transports partagés : un même véhicule va prendre en charge plusieurs patients. L'assurance maladie vous incite aussi à privilégier les soins locaux. "Par exemple, si vous devez vous faire opérer la cataracte, ça ne sert à rien d'aller à Paris, Bordeaux ou Nantes, c'est un acte bénin régulièrement fait au niveau local, illustre Maryline Lambert, directrice de la CPAM dans la Vienne. Nous ne prendrons pas le transport en charge au-delà de la structure la plus proche".

Si vous avez absolument besoin de vous faire soigner à Paris ou Bordeaux, il faut demander un accord à la CPAM pour espérer un remboursement.