Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

L'avenir s'éclaircit pour le centre hospitalier de Gien et sa maternité

-
Par , France Bleu Orléans

Un protocole d'accord vient d'être signé entre le CHR d'Orléans et le groupe Générale de Santé, pour une reprise par l'hôpital, de toutes les activités de la clinique Jeanne d'Arc. Sans cet accord, le groupe privé risquait de partir, privant l'hopital de Gien de bloc opératoire et donc de maternité

Le centre hospitalier et la clinique de Gien sont regroupés sur un même site
Le centre hospitalier et la clinique de Gien sont regroupés sur un même site - Capture écran google

Gien, France

Très clairement, c'était un peu une question de vie ou de mort pour l'offre de soins à Gien et surtout pour sa maternité : une solution vient d'être trouvée pour faire face au départ du groupe privé Ramsay Générale de Santé, propriétaire de la clinique Jeanne d'Arc de Gien. Il y a près de dix ans la clinique et le centre hospitalier Dezarnaulds ont regroupé leurs activités sur un même site, à la demande de l'Agence Régionale de Santé. Mais depuis, le groupe Ramsay Générale de Santé, un poids lourd du secteur privé de la santé (c'est le premier groupe propriétaire de cliniques et d'hôpitaux privés en France), ne veut plus de sa clinique de Gien. 

Nous sommes carrément soulagés, ça c'est clair, sans bloc opératoire le centre hospitalier était menacé

Les options étaient assez limitées : soit Ramsay Générale de Santé cédait sa clinique, soit il partait. Et s'il partait, il privait l’hôpital public du seul bloc opératoire de l'établissement, puisque c'est la clinique Jeanne d'Arc qui a conservé l'activité chirurgie. Le centre hospitalier y a recours en cas d'urgence, et notamment pour sa maternité. Car une maternité ne peut pas être autorisée à fonctionner sans bloc opératoire à proximité. La menace était sérieuse, Christian Bouleau, le maire de Gien se réjouit, donc, qu'un protocole d'accord ait été trouvé : "oui on est soulagés, sans bloc opératoire il y avait un vrai risque pour le centre hospitalier et surtout la maternité, donc oui, on souffle, ça c'est sûr".

Les autorisations de l'ARS attendues d'ici un mois ou deux

Car le protocole d'accord de cession des activités de la clinique au CHR d'Orléans devrait permettre de conserver toutes les activités de la clinique Jeanne d'Arc sur place, sous la houlette de l'hôpital public. Olivier Boyer, le directeur du CHR d'Orléans, était chargé de mener la négociation, elle a duré de longues années. "Aujourd'hui la plupart des difficultés sont levées" assure Olivier Boyer. "L'Agence Régionale de Santé devrait transférer les autorisations de la clinique au CHRO, d'ici un mois ou deux si tout va bien". En fait l'hôpital d'Orléans assure déjà largement le suivi de l'offre de soins à Gien, sous l'égide du GHT, le Groupement Hospitalier de Territoire du Loiret. 

Nous devrions pouvoir améliorer le dépistage et le traitement sur place de certains cancers 

Avec cette reprise, il espère pouvoir la développer, cette offre, car il faudra équilibrer le budget de l'établissement. "Nous devrions pouvoir améliorer le dépistage de certains cancers ici à Gien, proposer aux patients des traitements sur place, même si _la radiothérapie et la chirurgie de la plupart des cancers resteront à Orléans et Montargis_" explique Olivier Boyer. Le directeur du CHR d'Orléans mise aussi sur une meilleure coopération entre les médecins de ville et le centre hospitalier, "il y a un taux de fuite important des patients vers d'autres secteurs, nous devons le corriger".

Plus de 800 accouchements par an à la maternité de Gien

Parmi les enjeux les plus importants de cet accord, il y a l'avenir de la maternité de Gien, qui depuis la fermeture de celle de Cosne sur Loire, dans la Nièvre, en 2017, elle est la seule du secteur et réalise plus de 800 accouchements par an. Si le groupe privé propriétaire de la clinique Jeanne d'Arc était parti sans solution, elle aurait été gravement menacée. "On travaille depuis longtemps à l'aboutissement de cette négociation, et je suis optimiste, la maternité de Gien devrait garder son bloc opératoire et son autorisation de fonctionner" assure Olivier Boyer. 

Les médecins de la clinique veulent conserver leurs dépassements d'honoraires, il faut une dérogation de l'Etat mais c'est en bonne voie

Mais tout cela n'a pas été simple à négocier, avec les médecins de la clinique, notamment, ils sont une trentaine. Ce sont des médecins libéraux, pas des hospitaliers. Le CHR d'Orléans leur a tous signé de nouveaux contrats, mais ils garderont leur statut de médecins du privé. Avec les dépassements d'honoraires qui vont avec, et c'est un des points qui restent à régler, car c'est l'Etat qui va devoir accorder une dérogation à l'hôpital public, pour autoriser des dépassements d'honoraires de ses médecins. C'est en bonne voie assure Christian Bouleau : "le dossier est sur le bureau de la ministre de la Santé, cela devrait aboutir". Tout le personnel de la clinique, également, sera repris, il y a une centaine de salariés.

Encore un point à régler, la question du bail du bâtiment

Un autre point, très technique mais avec des enjeux financiers importants, reste à régler : le transfert du bail de la clinique Jeanne d'Arc au CHR d'Orléans, qui paiera un loyer. Cela doit se négocier entre le groupe Ramsay Générale de Santé et le propriétaire des lieux. Mais sur ce point aussi, Christian Bouleau le maire de Gien se montre confiant et rappelle à tous que c'est toute la question de l'offre de soins dans le giennois qui est en jeu.

Choix de la station

France Bleu