Santé – Sciences

Moi(s) sans tabac : l'écoute et le dialogue, méthodes douces et efficaces pour arrêter de fumer

Par Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère mardi 8 novembre 2016 à 17:55

Mélodie, Manuel, Christine et Philip : l'équipe du CSAPA de Vauvert au complet
Mélodie, Manuel, Christine et Philip : l'équipe du CSAPA de Vauvert au complet © Radio France - Hervé Sallafranque

Dans les CSAPA (centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie), les équipes privilégient l'écoute du patient plutôt que les médicaments.

L'opération moi(s) sans tabac se poursuit et France Bleu Gard Lozère continue à la soutenir.

Si vous voulez essayer d'arrêter de fumer, vous pouvez, par exemple, vous rendre dans un centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie, un CSAPA. Il en existe quatre dans le Gard, à Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze et Vauvert.

Ce sont des lieux d'accueil pour les personnes victimes de tous types d'addiction : drogues, alcool, jeu et bien sûr tabac. Dans ces centres, les équipes privilégient l'écoute du patient plutôt que les médicaments.

Un bon suivi multiplie par deux les chances de s'arrêter - Maxppp
Un bon suivi multiplie par deux les chances de s'arrêter © Maxppp - xxx

Mélodie di Capua, la secrétaire médicale du CSAPA de Vauvert, reçoit environ 250 appels chaque année. Elle est le tout premier contact avec les futurs patients. Et ce n'est pas toujours simple pour eux de faire la démarche.

Les patients ont parfois du mal à avouer leur addiction

Une fois la porte franchie, ce n'est pas un médecin que les patients rencontrent en premier, mais un éducateur spécialisé. Manuel Tresserras, catalan d'origine, prend d'abord le temps de les écouter, de comprendre pourquoi ils sont tombés dans l'addiction.

"On va essayer de faire un bout de chemin ensemble" dit Manuel aux patients

On ne devient pas accro à la cigarette ou a n'importe quel autre produit par hasard. Et, de la même façon, on ne guérit pas une addiction d'un coup de baguette magique, explique Christine Jegouzo, psychologue clinicienne.

Une addiction est presque toujours liée à un environnement particulier

De l'écoute, de la patience, le moins de médicaments possibles et surtout pas de campagne choc. Et c'est un médecin, Philip Fabre, qui le dit.

"Les médicaments ne doivent pas être la priorité" dit Philip Fabre, pourtant médecin lui-même

À Vauvert, comme dans les autres CSAPA, un patient sur trois réussit à se débarrasser définitivement de son addiction. Un bon suivi multiplie par deux les chances de s'arrêter.

Le CSAPA de Vauvert, situé au 406 rue Emile Zola, est ouvert trois jours par semaine : du mardi au jeudi de 8h45 à 12h30 et de 13h30 à 17h45. Téléphone : 04.66.71.42.54 et adresse électronique : csapa.vauvert@anpaa.asso.fr