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Santé – Sciences

L'hélicoptère du Samu de Limoges bat-il de l'aile?

mercredi 7 mars 2018 à 18:11 - Mis à jour le mercredi 7 mars 2018 à 20:00 Par France Bleu Limousin, France Bleu Creuse et France Bleu Limousin

La nouvelle entreprise qui exploite l'appareil du Samu 87 basé au CHU de Limoges appliquerait de manière trop restrictive les conditions d'intervention de l'appareil. A tel point que certains personnels seraient sur le départ.

Le nouvel hélicoptère du Samu 87, présenté en octobre 2017 à Limoges
Le nouvel hélicoptère du Samu 87, présenté en octobre 2017 à Limoges © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Deux techniciens-assistants de vols et quatre pilotes, dont trois expérimentés, auraient mis leur démission sur la table, en raison d'une baisse des missions. En interne, on reconnaît que les conditions météo de ces dernières mois (beaucoup de pluie) y sont sûrement pour quelque chose. Mais ce qui est pointé du doigt, c'est une lecture "trop rigoureuse" du manuel d'exploitation par le nouveau prestataire. Difficile cependant de lui reprocher d'être prudent, mais "il faut quand même que cet appareil puisse voler", disent en substance certains personnels, malgré le relief et la météo particulière du Limousin, une région où 60% des sorties héliportées sont des "interventions primaires" autrement dit celles où l'on va chercher le blessé ou le malade là où il se trouve, sur le lieu d'un accident par exemple (dans d'autres régions, les transferts d'hôpital à hôpital peuvent être beaucoup plus nombreux). 

Des discussions positives engagées

L'ARS, l'Agence Régionale de Santé, reconnaît que "des démissions de pilotes sont en cours" mais ne souhaite pas les commenter. Ce qui importe à l'ARS, c'est de veiller à ce que "la continuité soit assurée". Et elle le sera, explique Bénédicte le Bihan, Médecin général de Santé Publique et référente régionale Urgences-Samu. "Nous avons la certitude que les assistants de vol et les pilotes sont prêts pour assurer la continuité", assure-t-elle sur France Bleu Limousin.  

Bénédicte le Bihan indique par ailleurs qu'"il y a eu un assouplissement de certaines conditions de vols. Il y a encore une marge de progrès sur les vols nocturnes, sur lesquels le prestataire - la société Babcock - fait un gros travail. Ils sont en train d'équiper les appareils d'un système d'éclairage qui permettra d'assouplir les conditions de vols de nuit, tout en sachant que les vols de nuit restent du domaine de l'exception" précise-t-elle.

Chacun reconnaît que les discussions engagées sont "positives" d'autant que le nouvel hélicoptère, un EC 145 présenté il y a cinq mois, est un appareil performant qui permet de faire "plus de choses". "Tant mieux, dit un médecin du Samu, expliquant du coup qu'il "ne comprendrait pas de ne plus pouvoir faire en 2018 ce qu'il pouvait faire en 2017".