Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L'hôpital Central de Nancy fait appel à un algorithme pour réduire l'attente aux urgences

-
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Grâce à un algorithme, développé par des médecins canadiens, l'hôpital central veut réduire le temps d'attente aux urgences. Avec un objectif : mettre les patients au bon endroit et éventuellement les réorienter vers des structures partenaires. Il faudra voir si le système s'adapte à la France.

Un tout nouveau système, inédit en Europe, sera mis en place dès lundi aux urgences pour tenter de réduire le temps d'attente
Un tout nouveau système, inédit en Europe, sera mis en place dès lundi aux urgences pour tenter de réduire le temps d'attente © Radio France - Johan Gand

Même si les urgences de l'hôpital Central ont déjà lancé des initiatives pour réduire le temps d'attente, cela reste une préoccupation constante des équipes. Dès lundi, c'est donc un système inédit en France et en Europe qui sera mis en place. Il est basé sur un algorithme (une suite d'instructions ou d'opérations destinées à résoudre un problème) développé par des équipes canadiennes et qui est déjà en place dans 9 hôpitaux et 60 cabinets, notamment au Québec.

Trois questions pour prendre une décision

Le principe est assez simple : dès l'arrivée d'un patient aux urgences, une infirmière lui pose 3 questions, cela prend 1 minute au maximum. En fonction des réponses du patient et donc de la gravité de son état, il est soit admis aux urgences, soit réorienté vers d'autres structures partenaires (le centre médical de soins immédiats d'Essey-les-Nancy, SOS Médecins ou le cabinet médical rue Lionnois). 

C'est dès l'arrivée du patient et en fonction de ses réponses qu'une décision sera prise
C'est dès l'arrivée du patient et en fonction de ses réponses qu'une décision sera prise © Radio France - CHRU Nancy

Et le logiciel est paramétré pour prendre en compte les besoins du patient. S'il a un traumatisme nécessitant de passer une radio, le logiciel sait quels équipements sont disponibles dans les structures et si le patient peut y être dirigé. 

En place au Canada, mais qu'en sera-t-il en France ?

Lancé en 2015 au Canada, il y a déjà des données pour analyser son fonctionnement et son efficacité, mais uniquement au Canada. L'hôpital central de Nancy sera le 1er à tester cette méthode en France et en Europe. Dès lundi une phase pilote sera lancée jusqu'en mars 2021, chaque décision sera validée par un médecin dans un premiers temps, ensuite les infirmières urgentistes (une cinquantaine ont été formées) prendront leur décision en toute autonomie.

Le nouvel algorithme a été présenté par le Pr Chouhied, urgentiste au CHRU et par l'équipe canadienne qui l'a mis au point.
Le nouvel algorithme a été présenté par le Pr Chouhied, urgentiste au CHRU et par l'équipe canadienne qui l'a mis au point. © Radio France - Johan Gand

Au Canada, les premiers chiffres font apparaître un taux d'environ 10% de patients qui peuvent être réorientés ailleurs qu'aux urgences.

Mais se pose aussi la question de la sécurité médicale. Y a-t-il des risques de passer à côté d'une pathologie grave avec seulement ces 3 questions? Là encore l'expérience canadienne est assez rassurante, il n'y a que 3% des patients (sur 1000 étudiés) qui reviennent dans les 48H aux urgences après avoir été réorientés ailleurs, 4.8% dans les 7 jours. Mais à chaque fois ce n'est "pas pour des urgences vitales, plutôt des patients qui ont estimé que leur état ne s'améliorait pas assez rapidement" analyse le Pr Tahar Chouhied, urgentiste et coordonnateur de ce projet.

Après cette première en France, le CHRU et les développeurs canadiens attendent désormais les premiers retours sur cette mise en place. Si les résultats sont concluants, ce système pourra ensuite être étendu dans d'autres structures de l'agglo, de la région, voire au-delà.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess