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Santé – Sciences

L'hôpital de Cherbourg fait campagne pour obtenir son centre de coronarographie

mercredi 4 avril 2018 à 19:06 Par Solène Cressant, France Bleu Cotentin

C'est le traitement de référence pour les infarctus: un centre de coronarographie. Sauf qu'il n'y en a pas dans la Manche, le plus proche est à Caen voire Rennes mais il faut souvent plus d'une heure pour y aller, c'est trop en cas d'urgence. Saint-Lô et Cherbourg sont prêts à en accueillir.

Photo d'illustration du CHPC à Cherbourg
Photo d'illustration du CHPC à Cherbourg © Radio France - SC

Cherbourg-Octeville, Cherbourg-en-Cotentin, France

Une campagne est en cours dans le département pour obtenir un centre coronarographie, indispensable au traitement de l'infarctus. Le plus proche se situe aujourd'hui à Caen voire à Rennes, or, on estime que les conditions de prises en charge en cas de crise cardiaque sont les meilleures à moins d'une heure de trajet, ce qui est loin d'être le cas pour certains patients du Nord Cotentin. Chaque année, 1.200 manchois sont pris en charge au centre de coronarographie de Caen, tous pourraient l'être à Cherbourg, assure-t-on à l'hôpital, si le centre voyait le jour

L'ARS rendra sa décision à l'automne 2018

Les hôpitaux de Cherbourg et Saint-Lô sont prêts à accueillir un centre, mais c'est l'Agence régionale de Santé (ARS), en pleine consultation publique, qui rendra sa décision finale à l'automne prochain. Chacune des deux villes y va donc de ses arguments. 

À Cherbourg, Benoît Arrivé a envoyé un courrier à de nombreux élus de la région et du département, mais en tant que maire, en tant que Président du conseil de surveillance du Centre Hospitalier Public du Cotentin (CHPC). Objectif : les faire pencher pour Cherbourg. Si Saint-Lô paraît plus central, la zone de Cherbourg est plus densément peuplée. Par ailleurs, une partie de la zone de saint-Lô est déjà couverte, c'est-à-dire à moins d'une heure de Caen dit-on à l'hôpital de Cherbourg. 

Au-delà de cette compétition qui ne veut pas dire son nom, "c'est un enjeu de santé publique avant tout" insiste Benoît Arrivé, "l'idéal serait même d'avoir deux centres, l'un à Saint-Lô, l'autre à Cherbourg", l'un des enjeux est aussi l'attractivité, celles de médecins spécialisés notamment. 

"On traite l'infarctus comme il y a 20 ans"

D'après le docteur Philippe Loiselet, responsable du service cardiologie et des soins intensifs à l'hôpital de Cherbourg, "il y a une surmortalité de 20% dans le département par rapport à la moyenne nationale" et pour lui c'est parce que l'hôpital n'est pas bien équipé : "On soigne l'infarctus avec les moyens qu'on a, c'est à dire comme il y a 20 ans" explique le docteur, "on en est encore à faire de la fibrinolyse, c'est un peu le destop, le médicament qui va désobstruer le caillot, mais ce n'est pas sans risque et de toute façon nous envoyons quand même le patient à Caen. On le vit mal parce qu'on a des patients qui font un infarctus devant nous et on sait très bien qu'on ne leur donne pas toutes leurs chances !"