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Santé – Sciences

L'hôpital de Dax précurseur dans l'hospitalisation à domicile suite à une chirurgie

mercredi 24 octobre 2018 à 23:33 Par Paul Ferrier, France Bleu Gascogne

Ëtre opéré à l'hôpital, en sortir rapidement pour terminer son hospitalisation à domicile. C'est ce que met en place depuis 2 ans maintenant l'hôpital de Dax. Un système qui fonctionne bien, se félicite aujourd'hui l'établissement qui fait un bilan de cette expérimentation.

Sylvie, la patiente et Marie-Neige Larbaigt, l'infirmière coordinatrice.
Sylvie, la patiente et Marie-Neige Larbaigt, l'infirmière coordinatrice. © Radio France - PF

Dax, France

Depuis deux ans, le service de chirurgie gynécologique de l'hôpital de Dax s'essaye à ce qu'il appelle un nouveau parcours de soin pour les patientes. Un dispositif précurseur en France. Le principe : des patientes qui subissent une opération, comme l'ablation d'un sein avec reconstruction mammaire immédiate, sont hospitalisées entre 24 heures et 48 heures. C'est ensuite à leur domicile que se poursuit l'hospitalisation. Grâce au partenariat avec une entreprise d'hospitalisation à domicile privée et des infirmières libérales. Ce serait mieux pour les patients, pour leur rétablissement et ce serait mieux, aussi, pour les finances de l'hôpital et celles de la sécurité sociale.

Comment ça marche ? 

Le principe, c'est de réduire le temps de récupération après une chirurgie. "La place de l’individu est à son domicile et nos techniques actuelles de chirurgie et d’anesthésie nous permettent d’envisager une sortie de l’hôpital rapide." Explique le docteur Éric Rousseau, chef de service gynécologue obstétricien, dans le communiqué de l'hôpital.  Le service gynécologique de l'hôpital de Dax propose ce protocole pour trois opérations : mastectomie avec reconstruction mammaire immédiate, hystérectomie et prolapsus. Les patientes restent 24 à 48 heure à l'hôpital puis de retour chez elles, elles sont prises en charge par la société Santé Service. Durant 48h. Enfin, c'est au tour des infirmières libérales. Tout ce dispositif est proposé à la patiente lors d'un premier rendez vous, avant l'intervention, avec l'infirmière coordinatrice. Libre à la patiente de le refuser. 

"Quand elles rentrent dans mon bureau et qu'elles ne connaissent pas cette prise en charge, la première réaction c'est : on nous fait sortir rapidement parce qu'on veut faire faire des économies à l'hôpital. Et lorsqu'elles ressortent de cette consultation, elles s'aperçoivent  que l'économie c'est une conséquence mais pas le but. Le but, c'est d'avoir le meilleur parcours pour la patiente." Marie-Neige Larbaigt, infirmière coordinatrice du service.

"L'hôpital, on est avec un personnel très qualifié, mais on est seul dans sont lit." Sylvie, une des 200 patientes tests du retour précoce à domicile.

"On est gagnant" 

Avant même l'opération, le domicile de la patiente est vérifié. Parfois, selon les situations, l'hôpital peut aussi choisir de refuser qu'une patiente bénéficie de ce programme. "Il y a bien sûr des exceptions, explique le docteur Éric Rousseau, certaines femmes qui vivent seules ou qui ont des enfants à la maison". 

Une fois chez elle, Sylvie, une des patientes test, explique avoir reçu durant 48h les visites matin et soir d'infirmières. "Et ils m'ont donné un numéro de téléphone que je pouvais composer 24h/24. " Elle était ravie de sa prise en charge. 

L'argument c'est qu'on est mieux chez soi que dans une chambre d'hôpital.  Avec la même prise en charge. L'autre argument est effectivement financier. 

Nathalie Sibé, la cadre chargée du service gynécologie de l'hôpital, compte : "On diminue nos durées de séjour, donc les coûts. Il y a moins de moyens à mobiliser, moins de frais d'hébergement, de logistique, etc. On augmente notre chiffre d'affaire". Avec des séjours plus court, on peut opérer plus de monde.  

Et la sécu ? Là aussi des économies. "Evidemment, reprend Nathalie Sibé, parce que le coût de l'hospitalisation à domicile est moindre que celui en hospitalisation en établissement."

Cette procédure de sortie précoce et d'hospitalisation à domicile va désormais être étendue à la chirurgie digestive. L'hôpital de Dax présentera bientôt ces protocoles à d'autres établissements hospitaliers de la région.