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Santé – Sciences

L'hôpital de Lens ne pourra plus assurer de Smur les week-ends cet été

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Par , France Bleu Nord

C'est une nouvelle illustration de la dégradation de la situation aux urgences de l'hôpital de Lens. Si aucune solution n'est trouvée rapidement, les voitures du Smur de Lens resteront au garage pendant dix week-ends jusqu'en septembre. Des renforts sont appelés ponctuellement de Béthune et Arras.

L'entrée des ambulances du service des urgences de l'hôpital de Lens
L'entrée des ambulances du service des urgences de l'hôpital de Lens © Maxppp - Séverine Courbe

Lens, France

C'est un maillon essentiel de l'aide aux victimes. La voiture blanche et jaune du Smur (service mobile d'urgence et de réanimation), c'est l'hôpital qui se déplace. A l'intérieur, un médecin urgentiste, un infirmier anesthésiste et un ambulancier. Ils sont bien souvent les premiers à intervenir pour un accident de la route ou un malaise cardiaque. En temps normal à Lens, deux équipes de nuit et deux équipes de jour se relaient le week-end. Le week-end du 22 et 23 juin, aucune équipe du Smur n'était disponible à l'hôpital de Lens, faute de personnel. C'est la conséquence d'une hémorragie de médecins aux urgences explique le délégué syndical CGT Jean Letoquart : "Pour éviter de ferme les urgences, on essaie de concentrer le maximum de médecins sur ce service et on va chercher ces médecins sur la variable d'ajustement qu'est le Smur".

Ils préfèrent fermer complètement le Smur pour renforcer absolument les urgences

Jean Letoquart explique pourquoi le Smur de Lens ne sort plus le week-end

Cette situation a failli se reproduire le week-end dernier, le personnel a finalement accepté de rogner sur ses congés mais ce cas critique pourrait bien se renouveler pendant dix week-ends supplémentaires d'ici le mois de septembre. La direction fait donc appel aux Smurs voisins : Béthune et Arras, ce qui n'est pas conséquence pour Jean Letoquart : "ils laissent eux-mêmes leur secteur vide et se retrouvent en difficultés".

Cela impose un délai très supérieur au moment où chaque minute compte. On a vite fait de mettre 20 à 25 minutes de plus.

Et ce syndicaliste CGT n'ose imaginer le pire : 

On a de très fortes chances que ces minutes de retard portent de graves préjudices au malade voire portent atteinte à sa vie !

Démissions en cascade

Cette situation est la conséquence d'une hémorragie de médecins urgentistes dans le vieillissant hôpital de Lens. On comptait 18 praticiens dans cette spécialité en mars, ils ne sont plus que 11 et 4 autres ont annoncé qu'ils démissionneront d'ici le mois de septembre. Il ne resterait alors plus que 7 médecins urgentistes à la rentrée à Lens. La CGT dénonce une situation invivable pour ces médecins par manque de moyens matériel et humain : 

On a manqué de garrots, de pieds à perfusion, de brancards.

Cet élu CGT dénonce le manque de matériel à Lens

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